mardi 15 janvier 2013

Valérian Tome 10 Brooklyn station terminus Cosmos de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin


Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. (Dargaud)

Voilà que Valérian s'est fait la belle avec une inconnue, qu'il vient de passer la nuit avec elle pendant que Laureline essaye de démêler la situation dans la constellation de Cassiopée et qu'elle fait pour sa part tout un tas de rencontres peu charmantes : "Je crains que tu n'aies même pas compris que la ceinture d'Elsinn est assurément un endroit dangereux ... très dangereux en réalité puisqu'en continuant à enquêter sur mon désintégrateur oublié, j'ai été attaquée par la secte des Rapolinks ... misogynes absolus réfugiés sur un rocher sinistre, ils détectent on ne sait comment tout ce qui est femelle et le pourchassent jusqu'à la mort.", d'où elle réchappe : "Mais seulement pour être ensuite lapidée par un gang de malfrats qui pratiquent assez agressivement la télétransportation du caillou pointu." pour finalement s'en sortir et réussir à contacter Valérian le joli coeur : "Un miracle en effet, mais qui m'a tout juste valu de manquer être bouffée crue pendant une réparation extérieure par les infects chiens de l'espace dressés par d'autres voyous extradés de toutes les planètes de Cassiopée.".
"Pas mon habitude de philosopher ainsi, mais avec ces mises en phase, cet oiseau, que sais-je encore, je ne suis plus tout à fait moi-même.", allez, on va dire que c'est ça mon pauvre Valérian.

"Valérian et Laureline" est clairement une bande dessinée féministe, dans ce dixième volume c'est encore une fois Laureline qui vient en aide à Valérian et qui le met en garde, ce garçon étant décidément bien incapable de se gérer par lui-même.
Et c'est qu'elle n'est pas commode la petite Laureline, non seulement elle emprunte une tenue deshébillée à une amie maquerelle pour piéger les deux méchants mais j'ai senti poindre la jalousie et m'est avis que Valérian a passé un sale quart d'heure à son retour : "J'espère même que ça te fera réfléchir parce que toi, tu rentres par tes propres moyens et par le plus court chemin dès que j'en aurai terminé ... inutile de te dire que j'attends quelques explications. Il n'y a pas que sur les fusées closes de Cassiopée que sévissent d'horribles grognasses.".
Il quitte rapidement la France pour Brooklyn, toujours accompagné de Monsieur Albert, car la clé de l'énigme serait dans cette ville, pas totalement inconnue pour Valérian puisque l'action s'y situait déjà dans le premier volume de la série.
Cette fois-ci les auteurs choisissent de nous montrer le quartier de Brooklyn et quasi exclusivement de nuit.
Du côté du scénario, l'histoire est relativement bien ficelée et il n'y a pas de bavardages inutiles dans ce volume.
La résolution de l'intrigue intervient assez vite mais c'est surtout la fin qui est surprenante, du point de vue d'une révélation de Monsieur Albert mais également sur le plan esthétique, je la trouve d'ailleurs assez réussie.
Les graphismes sont réussis et il y a de belles scènes d'actions, l'opposition entre passé et présent étant aussi bien faite que dans le volume précédent.

"Brooklyn station terminus Cosmos" est la parfaite suite de "Métro Châtelet direction Cassiopée" et renoue avec les éléments qui ont fait le succès des premiers volumes de cette série : un scénario qui tient la route, des graphismes réussis et imaginatifs.
La tenue de l'intrigue en deux volumes est également un point qui m'a plu, qui m'a réconciliée avec cette série et m'a donné envie de lire les volumes suivants.

Livre lu dans le cadre du club de lecture BD - Bandes dessinées de l'Imaginaire de Babelio


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New-York en littérature 2013

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