lundi 7 janvier 2013

Le Prix Océans


Comme mentionné dans un article précédent, j’ai été retenue en juin pour faire partie du jury du Prix Océans.
C’était une première pour moi, ce fut une expérience enrichissante à tout point de vue et c’est avec beaucoup de plaisir et de curiosité que j’ai lu les 12 ouvrages sélectionnés pour le Prix.

- "Notre-Dame du Nil" de Scholastique Mukasonga
- "Des fourmis dans la bouche" de Khadi Hane
- "L’empreinte à Crusoé" de Patrick Chamoiseau
- "Le glacis" de Monique Rivet
- "Sauvage" de Nina Bouraoui
- "En chute libre" de Carl de Souza
- "Il était une fois l’Algérie" de Nabile Farès
- "Bizango" de Stanley Péan
- "Rêves oubliés" de Léonor de Recondo
- "Malta Hanina" de Daniel Rondeau
- "Les racines du yucca" de Koulsy Lamko
- "Tangente vers l’est" de Maylis de Kerangal

A la rentrée, les autres membres du jury et moi avons sélectionné trois finalistes.

- "Notre-Dame du Nil" de Scholastique Mukasonga
- "Rêves oubliés" de Léonor de Recondo
- "Le glacis" de Monique Rivet


Les délibérations de ce Prix ont eu lieu samedi matin au café Le Sélect, en présence d’Alain Mabanckou, le président du jury, Sylvie Koné et Fabien Voileau de France Ô, Pierre de Babelio et les membres du jury ayant pu être présents.
Chacun de nous s’est présenté et a exposé son choix, les absents ont été présents par la voix de Pierre.
Les délibérations ont été plaisantes, agréables, enjouées grâce à l’humour d’Alain Mabanckou, deux livres tenaient la corde : Notre-Dame du Nil et Rêves oubliés, des débats ont donc eu lieu.
Au final, c’est le roman de Scholastique Mukasonga qui a été élu dès le premier tour de vote.

Le roman de Scholastique Mukasonga a toujours été mon préféré même si j’hésitais avec Rêves oubliés.
J’ai été très contente d’apprendre qu’il avait reçu le Prix Renaudot il y a peu et je le suis également pour ce Prix, c’est amplement mérité.
Toutes mes félicitations à l’auteure pour ce Prix Océans !

Je remercie France Ô et Babelio pour l’organisation de ce Prix dont c’était la première édition.
Je souhaite que ce Prix continue pendant de nombreuses années et aux futurs membres du jury d’y prendre autant de plaisir et de faire autant de découvertes que nous avons pu en faire.
Je remercie Sylvie Koné et Fabien Voileau de France Ô, Alain Mabanckou pour avoir parrainé le Prix, Pierre de Babelio et tous les membres du jury pour les échanges sur le forum de Babelio ou de visu.

samedi 5 janvier 2013

Le sortilège de Cendrillon de Frank Nissen





Anastasie dérobe la baguette magique de la bonne fée et la donne à sa mère qui réussit le tour de force d'obtenir les pleins pouvoirs de sorcière. Cette dernière prépare un mauvais tour à Cendrillon.... (AlloCiné)

Vous avez cru que Cendrillon vivait heureuse pour toujours avec son prince charmant ?
Stop !
On rembobine et on recommence.


Oui, Cendrillon vivait bien heureuse avec son prince charmant sauf qu'un jour Anastasie, par jalousie et aussi par chance, dérobe la baguette magique de la bonne fée de Cendrillon et la donne à sa mère.
Mauvaise idée, très mauvaise, car celle-ci s'empresse alors de jeter un sort lui permettant de remonter dans le temps jusqu'au moment où sa vie a basculé, c'est-à-dire lorsque Cendrillon a mis son pied dans la pantoufle de verre.



Avec la magie on peut tout faire, c'est donc le pied d'Anastasie qui entre dans la pantoufle tandis que Cendrillon met tout en oeuvre pour retrouver le prince afin qu'il se souvienne que c'est elle qu'il aime.
Car le prince, toujours grâce à un sort, à oublier Cendrillon et se croit éperdu d'amour pour Anastasie.


Je ne sais pas s'il était bien utile de faire une suite à Cendrillon, mais ce dessin animé n'a pas non plus dénaturé l'original et le respecte pour la qualité et la beauté des dessins.
Du point de vue de l'histoire, il faut bien avouer que c'est assez creux et somme toute facile, il y a peu de recherche d'idée originale et elle se met assez vite à tourner en rond, à savoir Cendrillon essayant de se rappeler aux souvenirs de son prince.
Toutefois, la fin connaît un petit changement dans cette trame linéaire ce qui permet de relever l'ensemble.
Je dirai même que l'un des personnages principaux de cette suite et qui tire le mieux son épingle du jeu est celui d'Anastasie.
Le scénario donne une part plus importante à ce personnage et surtout lui offre la possibilité d'évoluer et de se racheter, c'est l'un des aspects du dessin animé qui m'a le plus intéressée.
Comme quoi certains méchants peuvent se révéler avec un bon fond.
Quant aux autres personnages, ils restent fidèles à eux-mêmes et je vous rassure, tout est bien qui finit bien.
J'aurai aimé une utilisation un peu plus accrue des animaux, le chat Lucifer a un potentiel comique qui n'est exploité que partiellement, c'est dommage car il permettrait de passer de bons moments d'éclats de rire tandis que les souris, au nombre de deux seulement, n'apportent pas d'innovations à l'histoire ni au personnage de Cendrillon.
Visuellement le dessin animé est à la hauteur du premier et la qualité est au rendez-vous.
Les dessins sont de toute beauté et très agréables à regarder, ce sont des dessins comme je les aime, tout en douceur et en couleur.
Du point de vue musical, ce dessin animé ne m'a pas autant marquée que le premier, c'est comme le scénario un peu plus plat et manquant de consistance, il n'y a pas d'air accrocheur que l'on retient facilement et que l'on fredonne par la suite.


"Le sortilège de Cendrillon" est un dessin animé qui se regarde avec un certain plaisir mais qui n'a pas la flamme et le panache du premier.
Il plaît sans doute aux petites filles mais pour l'adulte que je suis il me touche beaucoup moins que l'original et je ne compte pas le revoir de sitôt, sans doute le fait qu'il s'agisse d'une suite lui a ôté une partie de la magie inhérente à un dessin animé.


Ce film a été vu dans le cadre du challenge La face cachée des Disney

La princesse et la grenouille de John Musker et Ron Clements



Un conte qui se déroule à la Nouvelle-Orléans, dans le légendaire quartier français, où vit une jeune fille nommée Tiana. (AlloCiné)

Du conte "La fille du roi et la grenouille" il ne reste pas grand chose, hormis la fin du conte racontée au début du dessin animé pour le reste, c'est une histoire adaptée du livre "La princesse grenouille" qui sert de base au scénario.



Quand Disney prend des risques : des héros à la peau noire, une histoire sortant de l'ordinaire, le résultat est au rendez-vous !
L'histoire se passe dans le cadre enchanteur de la Nouvelle-Orléans, musique et vaudou sont de la partie, et la jeune héroïne Tiana va affronter bien des périls pour retrouver son corps.
Car la pauvre Tiana va se retrouver transformée en grenouille, tout ça parce qu'un prince lui-même transformé en grenouille lui a demandé de l'embrasser, l'ayant prise pour une princesse du fait de sa belle robe.
Sauf que Tiana n'est pas une princesse, elle est une jeune fille courageuse qui travaille dur pour concrétiser son rêve qui était aussi celui de son père : ouvrir son restaurant.



Le contraste entre ces deux personnages est grand : autant Tiana est travailleuse autant Naveen est paresseux, l'une ne pense qu'à son rêve de restaurant tandis que l'autre passe son temps à jouer de la musique et charmer les jeunes filles, des étincelles entre ces deux-là, il va y en avoir beaucoup !



Je reconnais que c'est gros et que ça sent la morale à plein nez, ce n'est pas très subtil mais au final chacun aura appris quelque chose de l'autre : pour l'une à s'amuser tout en travaillant pour l'autre à travailler tout en s'amusant, une jolie leçon de tolérance et un message peu subliminal que l'autre est important et est source d'apprentissage et d'évolution.
Pour continuer dans la diversité, au cours de leur périple nos deux héros vont croiser le chemin d'un alligator trompettiste amateur de jazz et d'une luciole "homme" désespérément amoureux d'une certaine Evangéline (une étoile dans le ciel).
Je me suis demandée pendant un temps si Disney oserait faire mourir l'un des personnages ayant une place importante dans l'histoire, et bien, pour ne rien dévoiler, je suis satisfaite de leur choix.



Pour pouvoir rompre le sortilège, nos deux héros vont parcourir le bayou à la recherche de Mama Odie, une prêtresse vaudou aveugle de 197 ans, accompagnée d'un serpent type Kaa (vu ses yeux à un moment du dessin animé, tout porte à croire que les studios Disney ont ressorti le pauvre Kaa qui végétait depuis "Le livre de la jungle" pour lui redonner son heure de gloire).


Les dessins sont de très belle qualité et m'ont permis de me réconcilier avec Disney car depuis quelques années je n'aimais plus leurs dessins, trouvant que les personnages avaient les traits du visage trop taillés à la serpe et qu'ils n'étaient pas proches de nous.
Là, tant pour les personnages que pour les paysages, c'est très réussi.
J'ai pris énormément de plaisir à le regarder, la Louisiane est de toute splendeur et fidèle à l'atmosphère qui se dégage de cette région des Etats-Unis.



Qui dit Disney dit bien entendu chansons et musique, ce dessin animé ne déroge pas à la règle et il faut avouer que l'ambiance jazz de la Nouvelle-Orléans donne une très belle touche musicale à ce dessin animé.
Les chansons sont entraînantes, tout comme les musiques, elles sont en adéquation avec l'histoire, sur ce plan-là ce dessin animé est un sans faute.



C'est Disney, la moralité n'est donc pas subtile, particulièrement dans ce dessin animé néanmoins, malgré ce point j'ai passé un moment très agréable à le regarder car du point des dessins et musical il est de toute beauté et très réussi.
"La princesse et la grenouille" est un beau dessin animé prônant la tolérance et fait partie des Disney que j'apprécie et qui méritent le coup d'oeil, d'autant plus qu'il est osé par certains côtés et qu'il prolonge très bien la magie de Noël.


Ce film a été vu dans le cadre du challenge La face cachée des Disney

jeudi 3 janvier 2013

Le chat - La vengeance du chat de Philippe Geluck


Si l'imagination se nourrit forcément du quotidien, celle du Chat et de son créateur est particulièrement vorace: leurs pensées et aphorismes en strip déshabillent notre bon sens à grands coups d'hilarité. Cette nouvelle édition en couleurs de "La vengeance du Chat" dans un format "classique" vous permettra de savourer un condensé de "chatisme" pur jus. (Casterman)

Pour débuter l'année 2013, j'ai choisi de me tourner vers "Le chat" de Philippe Geluck.
Comme à son habitude, le personnage du chat fait preuve de jeux de mots : "Je redoute moins les fins de mois que la fin de moi.", de pensées philosophiques : "Le passé m'effraye l'avenir me fait peur heureusement qu'il y a le présent.", de réflexions sur les hommes : "Un groupe de loups c'est une horde un groupe de vaches un troupeau un groupe d'hommes c'est souvent une bande de cons.", ou bien sur l'amour : "La différence entre l'amour et l'argent c'est que si on partage son argent il diminue tandis que si on partage son amour il augmente l'idéal étant d'arriver à partager son amour avec quelqu'un qui a du pognon.".
En somme, ce personnage reste fidèle à lui-même et sous couvert d'humour il faut bien reconnaître que certains de ses propos ne sont pas totalement dénués de sens.
Toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire, mais tout dépend surtout de la façon de les formuler.
Cet album se lit très rapidement, il est constitué d'un enchaînement de scénettes mettant toutes en scène le personnage du chat, de temps en temps il y a une souris (qui finit souvent dans sa gueule) et un petit clin d'oeil à l'auteur qui s'accorde une présence de dos sur un dessin.
Cette bande dessinée est très plaisante à lire, elle permet de sourire voire même de rire à certains moments de plus, j'aime beaucoup de coup de crayon de Philippe Geluck, tout en arrondi avec un chat fort sympathique et charismatique.

Le Chat a des réflexions décalées, absurdes, cinglantes, drôles, mais pas complètement dénuées de sens.
"La vengeance du chat" est un très bon album qui m'a permis de passer un très bon moment de lecture et de rire.

Bilan cinématographique 2012



2012 ou l’année de la lose côté cinéma pour ma part.

Non pas que cela soit dû uniquement à des sorties médiocres mais il faut dire que mon cinéma de quartier pourtant classé art et essai n’a pas fait de merveille dans sa programmation, loin de là.
Étrangement, il a même eu tendance à diffuser de gros films commerciaux ("Skyfall" etc.) et à les laisser à l’affiche un certain temps voire même en diffuser ("Astérix" programmé pour la première fois alors que d’autres ont déjà été faits) contrairement à son habitude.

Résultat, j’ai été voir 6 films cette année, ce qui est tout bonnement pitoyable et ne m’était jamais arrivé à ce jour.

Les voici par ordre de visionnage :

"Sur la route" de Walter Salles
"Rebelle" de Mark Andrews et Brenda Chapman
"The Dark Knight Rises" de Christopher Nolan
"Camille redouble" de Noémie Lvovsky
"Dans la maison" de François Ozon
"Le Hobbit : un voyage inattendu" de Peter Jackson

D’un autre côté, aucun d’eux ne m’a déçue (avec 6 films et la sélection que j’ai fait pour aller les voir cela aurait été inquiétant), certains ont même été de bons moments.
Tout d’abord "Sur la route" a été une adaptation fidèle et réussie du livre de Jack Kerouac, un bon moment de cinéma.
"Rebelle" est un dessin animé réussi qui permet de faire passer un moment de détente, tout comme "Camille redouble".
Dans une veine plus psychologique, le dernier cru de François Ozon "Dans la maison" est réussi.
Mais, sans conteste, les deux plus grosses claques cinématographiques de l’année sont "The Dark Knight Rises" et "Le Hobbit : un voyage inattendu".
Il s’agit de deux films que j’attendais avec impatience, je n’ai pas été déçue, bien au contraire.
Ils m’ont permis de passer un excellent moment de cinéma ainsi que de découvrir des acteurs, ils offrent des scènes spectaculaires, ils sont à mon sens les deux meilleures réussites de cette année.

Voici maintenant un panorama des films que j’attends en 2013.

"Django Unchained" de Quentin Tarentino



"Lincoln" de Steven Spielberg



"Le Hobbit : La désolation de Smaug" de Peter Jackson



"Le monde fantastique d’Oz" de Sam Raimi



"Gatsby le magnifique" de Baz Luhrmann



"Zero Dark Thirty" de Kathryn Bigelow



"Les âmes vagabondes" d’Andrew Niccol



"L’écume des jours" de Michel Gondry


"Les amants passagers" de Pedro Almodóvar



"Au Bonheur des ogres" de Nicolas Bary


"Le passé" d’Asghar Farhadi


"Foxfire, confessions d’un gang de filles" de Laurent Cantet



"The Bling Ring" de Sofia Coppola



Il est hautement improbable que je puisse voir tous ces films, mais j’espère une année 2013 plus riche en cinéma que ne le fut 2012.

mercredi 2 janvier 2013

Janvier - Chante Louisy Joseph


Pour le mois de janvier 2013 j’ai choisi "Chante" de Louisy Joseph.

J’ai vu cette artiste lors de la soirée franco québécoise du réveillon de Noël, j’ai trouvé sa chanson entraînante avec du peps, une bonne base pour commencer l’année 2013.
Je pensais ne pas en avoir entendu parler de cette artiste jusque là, après recherche elle n’est pas totalement inconnue.
De 2001 à 2007 Lydy Louisy Joseph a fait du groupe L5, composée des gagnantes de Popstars.
Après la dissolution du groupe Louisy Joseph a eu beaucoup de mal à percer dans une carrière en solo et c’est poussée par un ami qu’elle contacte Pascal Obispo qui l’aidera à sortir son premier album solo en 2008.

La chanson "Chante" est extraite de son deuxième album "Ma radio" paru en juillet 2012.

On a tous au fond du cœur, des choses qui trainent.
Un truc qui nous fait du mal, qui nous enchaine
On voudrait se sentir fort, pousser des ailes.
On voudrait crier plus fort, briser nos chaînes.

Chorus:
Alors on chante.
Des mots qu'on jette aux quatre vents.
Chante.
Qui prennent du sens avec du temps.
Chante.
Des mélodies pour ce qu'on aime.
Parce que c'est tout ce qu'on a et qu'on n'a nul part où aller.
Chante x5
Pour se sentir vivant et qu'on a nulle part où aller.

On a tous au fond du cœur, au bord du gouffre.
Un truc qui nous fait du bien, tenir le coup.
On voudrait changer le monde tomber les barrières.
On voudrait guérir le monde, unir nos prières.

Chorus:
Alors on chante.
Des mots qu'on jette aux quatre vents.
Chante.
Qui prennent du sens avec du temps.
Chante.
Des mélodies pour ce qu'on aime.
Parce que c'est tout ce qu'on a et qu'on n'a nulle part où aller.
Chante x5
Pour se sentir vivant et qu'on a nulle part où aller.
Chante x5
Pour se sentir vivant et qu'on a nulle part où aller.

Bilan livresque 2012



2012 est terminée, bienvenue en 2013 !

Tout d’abord, je renouvelle mes vœux de bonne et heureuse année à tout le monde.

Le temps est venu de faire un bilan des lectures 2012.

Ai-je lu plus qu’en 2011 ? (65 livres hors bande dessinée pour rappel)

Sans contestation possible, oui.
L’année livresque 2012 affiche au compteur 184 livres lus (tout genre confondu), dont 79 de bandes dessinées.
Je ne pensais pas avoir lu autant, le nombre de lectures progresse en tout cas chaque année pour mon plus grand bonheur.

En 2012, j’ai relu certains auteurs comme Oscar Wilde, Jean Giraudoux, Raymond Queneau, Victor Hugo, Agatha Christie, j’ai aussi découvert des auteurs comme Delphine de Vigan, Carole Zalberg, Jean-Michel Guenassia, Scholastique Mukasonga, Claire Keegan, Jirô Taniguchi, Mark Spragg.

J’ai exploré à peu près tous les genres littéraires : le théâtre, la science-fiction, le témoignage historique, le roman policier ; j’ai notamment découvert la littérature africaine, riche en auteurs et en belles histoires.
J’ai aussi participé à un prix littéraire, le Prix Océans, organisé par Babelio et France Ô et parrainé par Alain Mabanckou.
C’était la première fois que j’étais retenue comme jury littéraire (à noter que c’était aussi la première fois que je postulais pour être jury littéraire), ce fut une expérience riche en découvertes et dont je vous parlerai bientôt étant donné que les délibérations ont lieu samedi matin.

J’ai retenu 11 livres "coup de coeur" pour cette année 2012 (ils sont classés par date de lecture) :

Janvier : "Les New-Yorkaises" d’Edith Wharton
Mars : "Inconnu à cette adresse" de Kathrine Kressman Taylor
Avril : "A défaut d’Amérique" de Carole Zalberg
"Cristallisation secrète" de Yoko Ogawa
Mai : "La liste de mes envies" de Grégoire Dealcourt
Juillet : "Notre-Dame du Nil" de Svholastique Mukasonga
"Sur la route" de Jack Kerouac
"Rien ne s’oppose à la nuit" de Delphine de Vigan
Septembre : "La ferme africaine" de Karen Blixen
"Rêves oubliés" de Léonor de Recondo
Novembre : "Parfums" de Philippe Claudel

Côté bande dessinée, mes trois "coups de coeur" sont les suivants :

1) Le cycle "Les passagers du vent" de François Bourgeon
2) "Quartier lointain" de Jirô Taniguchi
3) Le cycle "La croix de Cazenac" d’Eric Stalner et Pierre Boisserie




J’ai aussi découvert Bastien Vivès, un jeune auteur de talent et hautement prometteur, ainsi que le cycle "Les aventures de Valérian et Laureline, agents spatio-temporel" de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin.

Ai-je fait diminuer/augmenter ma PAL ?

Pour la diminution je repasserai, pour l’augmentation je ne me féliciterai pas, d’ailleurs cela fait un moment que je ne l’ai pas mise à jour, est-ce bien utile de la conserver d’ailleurs ?
Il me suffit de regarder les rayonnages de bibliothèques pour voir les livres et les entendre m’appeler.

En 2012, je me suis aussi lancée dans les challenges littéraires.

J’ai achevé le Challenge ABC Critiques 2011/2012 et le Challenge New-York en littérature 2012, j’ai repiqué pour ces deux challenges en 2013, ainsi que le Grand Challenge Babelio de la rentrée littéraire 2012.

Outre les deux précédemment nommés, je participe aux challenges suivants :
- A la découverte du Québec
- Totem
- La face cachée des Disney
- Edith Wharton
- Il viaggio
- In italiano
- Lettres San Franciscaines

Comme l’année dernière, je remercie la RATP, la SNCF, les aéroports de France et d’ailleurs, pour les temps de lecture, notamment lorsqu’il y a des retards.
Vous avez contribué pour partie dans la progression de mes lectures donc merci !

En 2013 j’espère pouvoir lire autant si ce n’est plus et continuer à faire de belles découvertes littéraires.

Bonne année livresque 2013 à toutes et à tous !



mardi 1 janvier 2013

Valérian Tome 8 Les héros de l'équinoxe de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin


Rude mission pour Valérian, qui doit partir à la conquête de l'île aux enfants afin de repeupler la belle planète Simlane. Car il n'est pas seul à tenter sa chance. Prêts eux aussi à s'envoler avec l'équinoxe, il y a le brutal Irmgaal qui ne jure que par le feu et par le sang. Ortzog, héros prolétarien bien lourd comme on n'en fait plus. Blimflim, enfin, gourou de service aux méthodes peu nettes. Que le meilleur gagne au fil d'épreuves terrifiantes, rocambolesques, voire franchement minables. Dans cet album, où il n'est pas interdit de voir une mise-en-boite des super-héros, ce seront finalement les femmes qui tireront la morale de l'histoire. (Dargaud)

Valérian a une mission de la plus haute importance à remplir : défendre l'honneur de la Terre sur la planète Simlane en partant à la conquête de l'île aux enfants, ou, comme le dirait Laureline : "L'honneur de la Terre tu parles ! Tu vas aller vendre l'image de marque de Galaxity au cosmos, oui ...".
C'est ainsi que Valérian se retrouve face à trois gros bras venus de planètes différentes, rivalisant de force ou de sagesse alors que Valérian ... reste Valérian : "Toujours un grand talent de parole ce garçon. Et polyglotte avec ça ...", ne s'attirant que le mépris de ses adversaires : "Pourquoi pas le doper aux liqueurs interdites alors ?".
Inutile de le doper, Valérian étant Valérian il finit par être choisi pour une tâche de la plus haute importance : être le géniteur des futurs enfants qui doivent repeupler la planète Simlane !
Sauf que suite à cela Valérian disparaît, il est venu le temps (des rires et des chants ...) pour une Laureline inquiète de se rendre sur l'île aux enfants pour retrouver Valérian : "Au lieu de jacasser, conduisez-moi ! J'ai deux mots à lui dire au héros géniteur !", tout en désacralisant le mythe des super héros aux super pouvoirs : "Pfff ... fatiguant. Mais pas de quoi en faire un plat de cette escalade !... Je vous en ficherai des héros moi ...".

Avec ce nouveau tome des aventures de Valérian et Laureline, les auteurs proposent une incursion dans le monde des héros, voire des super héros, mais certainement pas pour les encenser ou les glorifier, au contraire, ils chutent de leur pied d'estale pour se faire voler la vedette par un humain qui ne paye pas de mine et qui est fort dépourvu d'un quelconque pouvoir.
Ou plutôt, se faire voler la vedette par une humaine, car encore une fois, c'est Laureline qui prend les choses en main et qui agit comme une grande, en volant au secours de Valérian qui a, une fois de plus, mis son nez là où il ne fallait pas et sans le faire exprès, le pauvre garçon.
Ce tome est une sorte de récréation dans la série, il ne lui apporte pas franchement quelque chose mais il reste un moment de divertissement assez agréable.
Je dirai que l'ensemble est à peu près sauvé par le personnage de Laureline qui avec ses piques verbales permet au lecteur de sourire.
Pour le reste, c'est banal, et si le but était de caricaturer les super héros alors la caricature n'a pas été poussée assez loin.
Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis ennuyée à la lecture mais pas loin, il n'y a rien de bien passionnant dans l'histoire et même si les dessins sont agréables ils ne permettent pas de relever l'ensemble.

"Les héros de l'équinoxe" est un tome en demi-teinte, qui ne s'inscrit pas vraiment dans la lignée des précédents de cette série et qui ne permet que de passer un petit moment de détente sans trop se prendre la tête.

Livre lu dans le cadre du club de lecture BD - Bandes Dessinées de l'Imaginaire de Babelio


Je profite de ce billet pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2013 !