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mardi 21 juillet 2015
Instantané de transport #5
Hier matin, j'attendais tranquillement le bus quand une femme m'a demandé l'heure.
Je lui réponds, elle me redemande, je le lui redis, et je lui précise que le bus ne va pas tarder à arriver, pensant qu'elle l'attend comme moi.
Elle me regarde et me dit : "Je vais prendre un cachet, j'ai mal au ventre.", et retourne chez elle.
J'ai arrêté de chercher à comprendre dans quelle dimension je me trouvais.
Et puis un peu plus tard en arrivant au travail, c'est un chauffeur de car qui attendait qui me dit bonjour.
Comme je suis polie, je le lui dis également.
Mais je ne le connaissais ni d'Eve ni d'Adam.
La journée space continuait donc ... .
dimanche 8 mars 2015
Instantané #6
Entendu hier en allant à la bibliothèque , un adolescent parlant à ses potes :
- On s'est fait couiller je te dis !
Couiller je ne sais pas mais il y a bien une couille dans ta phrase, mec.
C'est couillonner pas couiller ! (ou alors je ne suis plus trop à la page, mais nevermind ! "Couillonner" ça a plus de classe que "Couiller")
Ah là là cette jeunesse, même pas capable d'utiliser les bonnes vieilles expressions !
- On s'est fait couiller je te dis !
Couiller je ne sais pas mais il y a bien une couille dans ta phrase, mec.
C'est couillonner pas couiller ! (ou alors je ne suis plus trop à la page, mais nevermind ! "Couillonner" ça a plus de classe que "Couiller")
Ah là là cette jeunesse, même pas capable d'utiliser les bonnes vieilles expressions !
mercredi 25 février 2015
Instantané #5
Ou quand la lecture d'un titre du journal MetroNews fait immédiatement penser à Kill Bill Volume 1 ...
mercredi 2 avril 2014
Instantané de transport #4
Parce que la journée a été longue, éprouvante, que j'accumule la fatigue, que j'ai failli m'esclaffer haut et fort dans les transports après avoir lu cette phrase :
"Elle aurait voulu que ses journées se succèdent comme les perles de verre d'un collier multicolore."
Moi aussi !
Je lis "Rien que du bonheur" de Laurie Colwin.
mardi 14 janvier 2014
Instantané de transport #3
Ce matin, euphorique dans le métro : en face de moi ça sort et ça lit "Cent ans de solitude" de Gabriel Garcia Marquez et à ma droite "Le Silmarillion" de J.R.R Tolkien.
J'ai donc exhibé fièrement "Les vestiges du jour" de Kazuo Ishiguro.
Bon, ensuite j'ai croisé Musso mais Nobody's perfect !
Ce soir, nettement plus fatiguée, j'exhibais toujours "Les vestiges du jour".
Mais surtout, je me suis interrogée dans un moment de grande fatigue où les neurones avaient déserté mon cerveau sur la réelle lecture que j'étais en train de faire :
"Mais nous, monsieur, les gens de notre espèce, nous pouvons voir s'écouler des années sans même jamais poser les yeux sur un vrai monsieur - sauf peut-être le Docteur Carlisle."
C'est "Twilight" que je lis ou "Les vestiges du jour" ?
vendredi 15 novembre 2013
Instantané de transport #2
Parce que la curiosité littéraire n'est jamais un vilain défaut ...
Parmi mes voisines de métro, l'une lit "Sauvez votre corps" (de Catherine Kousmine) tandis que l'autre cherche à percer "L'ultime secret du Christ" (de José Rodriguez dos Santos).
Pour ma part, j'ai presque achevé de percer à jour ce qui perturbe tant l'héroïne du roman que je lis (celle qui s'est réveillée le matin de Noël en se disant que quelque chose clochait dans sa maison), et le bouquet final risque d'être explosif !
Je lis (toujours) "Esprit d'hiver" de Laura Kasischke, et après, je pars sur les traces de Michelangelo avec "Pietra Viva" de Léonor de Recondo.
jeudi 14 novembre 2013
Instantané de transport #1
RER A, 7h40 du matin.
Une fille, un garçon, en couple ou simplement ami, la discussion ne le dit pas.
La fille : Non mais elle est grave la fille ! V'là tout ce qu'elle raconte sur moi dans mon dos ! Et ensuite elle me parle, alors qu'elle sait que je sais ce qu'elle a dit. Nan mais elle raconte n'importe quoi ! Comme quoi je suis anorexique ! Non mais où elle va chercher ça ? Moi ? Anorexique ? Je pèse 50 kilos !
Le garçon : Hum-hum
La fille : Elle m'a trop prise pour une conne, ça m'a grave soûlée ! Je la défends devant tout le monde et le lendemain elle me plante un couteau dans le dos ! Non mais c'est comme si je te parlais un jour pour t'enfoncer le lendemain ! Et après elle va dire que je chiale pour rien ! Et attends, l'autre jour elle vient me voir toute contente : "Regarde j'ai mis du fond de teint !", bah ouais mais c'est juste du fond de teint, c'est pas un exploit. La prochaine fois comment je lui réponds que je m'en fiche de son fond de teint vu que de toute façon je suis qu'une chialeuse.
Le garçon - petit rire : Oui, et elle n'a qu'à se tartiner le pot, ça ne changera rien.
La fille : Ah ouais, non mais on a le même âge mais comment ça m'énerve son attitude et bla bla bla ...
Ok, ta vie elle est trop dure, la fille c'est grave pas bien sa façon d'agir.
Non, vraiment, je comprends que ça puisse foutre les boules.
Mais tu n'es pas au bout de tes surprises, des couteaux dans le dos c'est à la pelletée que tu vas en recevoir quand tu travailleras (ça devrait être précisé dans le contrat de travail qu'on sera également une cible mouvante pour lanceur/se de couteaux aux dents raclant le parquet et abîmant la moquette), dis-toi que ce n'est que le début.
Et au passage, le crier dans le RER ne va pas arranger la chose.
Et, toujours au passage, je ne sais si c'était ton copain ou un ami mais il avait du mérite le garçon de t'écouter religieusement, d’acquiescer à tous tes propos, c'est rare d'avoir quelqu'un à qui parler, mais c'est aussi très bien quand ça reste dans l'intimité et que ça n'est pas partagé avec toute une rame, même partiellement vide.
Mais le vrai fond du problème, c'est que tu te prends le chou pour une fille qui n'en vaut pas la peine, alors que l'héroïne de mon livre, elle vit un vrai drame, elle.
Elle se réveille le matin de Noël et elle a la sensation que quelque chose a changé, que quelque chose est là mais elle n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
Pire que cela encore : "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.", et la Russie, c'était il y a 13 ans.
C'est pourquoi je souhaiterais pouvoir partager des questions métaphysiques uniquement avec l'héroïne du roman que je lis et non avec une illustre inconnue du RER dont je ne recroiserai certainement jamais le chemin.
Parce qu'entre une histoire de copines (qui n'en sont pas) et ce doute qui s'insinue dans son esprit, et à cette heure-là du matin, je ne peux pas me concentrer sur tout.
Quitte à choisir, je choisis l'héroïne du roman qui sent que quelque chose cloche sans savoir quoi, sans doute aussi parce que je ne me suis jamais réveillée un matin de Noël angoissée par la pensée que quelque chose m'a suivi depuis la Russie jusqu'à chez moi.
Et comme je ne connaîtrais sans doute jamais cette sensation, j'aimerais bien savoir ce qui a pu la provoquer chez l'héroïne.
Je lis "Esprit d'hiver" de Laura Kasischke.
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