mardi 9 juillet 2013

Top Ten Tuesday #4


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.


Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Les 10 meilleures ou pires adaptations cinématographiques de livres

Vaste sujet, autant je peux applaudir certaines adaptations autant je peux me crisper sur les accoudoirs du fauteuil.
Je ne citerai pas forcément les adaptations que je trouve les plus réussies ou les plus ratées mais celles qui me sont revenues en premier à l’esprit.

1) "Sur la route" de Jack Kerouac : réputé inadaptable, ce livre l’a pourtant été l’année dernière et c’est une réussite sur toute la ligne. L’ambiance et les personnages se retrouvent à l’écran, une invitation au voyage de la Beat Generation ;
2) "Je suis une légende" de Richard Matheson : j’ai été moyennement convaincue par l’adaptation de James Lawrence qui a ôté beaucoup trop de symboliques contenues dans le livre de Richard Matheson, quant à la fin … je préfère ne pas m’étendre dessus ;
3) "Gatsby le magnifique" de Francis Scott Fitzgerald : je n’ai vu que celle très récente de Baz Lurhmann aussi je n’ai pas d’autre élément de comparaison, mais cette adaptation est réussie et le réalisateur a su retranscrire la magie et la folie des années 20, j’ai retrouvé à l’écran la majorité de l’essence du livre de Francis Scott Fitzgerald ;
4) "La trilogie du Seigneur des anneaux" de JRR Tolkien : Peter Jackson a réalisé un challenge fou : adapter l’œuvre de JRR Tolkien, et il s’en est plutôt très bien sorti, ayant su porter à l’écran toute la magie du livre et la complexité des personnages, bien qu’il ait fait de légers écarts sur lesquels je suis dubitative (par exemple, Arwen galopant son sur beau cheval pour secourir Frodon) ;
5) "Autant en emporte le vent" de Margaret Mitchell : l’adaptation cinématographique est réussie, d’autant plus que le réalisateur a préféré faire un film long plutôt que de renier des passages de l’histoire, ce qui diffère entre le roman et le film ne concerne que des détails. Refaire une nouvelle adaptation au cinéma de ce roman serait à mon avis une grave erreur, car le casting correspondait en tout point aux personnages du roman ;
6) "Jane Eyre" de Charlotte Brontë : je trouve toujours les adaptations cinématographiques de cette œuvre trop réductrices et passant à côté de beaucoup d’éléments importants de l’histoire, même des détails insignifiants qui ont à mes yeux de l’importance ;
7) "The Reader" de Bernhard Schlink : l’adaptation de Stephen Daldry est très fidèle au livre et donne vie aux personnages de façon saisissante, il faut dire que le casting est un sans faute et que Kate Winslet transcende le film d’un bout à l’autre. De plus, le réalisateur a su, comme l’auteur du roman, ne pas prendre parti ou se poser en juge, c’était sans doute l’un des écueils de cette adaptation ;
8) "La chambre des officiers" de Marc Dugain : j’appréhendais un peu de voir ce film étant donné que j’avais lu le livre, notamment les descriptions des blessures extrêmement graves  subies par les personnages. Je me demandais comment le réalisateur avait traité cet aspect sans tomber dans le voyeurisme ou une réaction de dégoût à l’image projetée, finalement c’est traité de façon très adroite et très pudique et l’aspect dominant du livre : la solide amitié qui se forge entre trois hommes et une femme, est bien retranscrite à l’écran ;
9) "La ferme africaine" ("Out of Africa") de Karen Blixen : j’ai aimé le livre comme le film, ils sont réussis tous les deux mais chacun à leur manière, car il existe un écart entre le livre, souvenirs de Karen Blixen narrés à la première personne et s’étalant sur plusieurs années, et le film. Etrangement le film est assez fidèle au  livre mais il peut tout aussi bien être considéré à part ;
10) "Le hussard sur le toit" de Jean Giono : à l’inverse de presque tous les livres cités précédemment (hormis "Out of Africa"et "Autant en emporte le vent"), j’ai découvert cette histoire d’abord par le film avant de la lire. Cette adaptation est extrêmement réussie, en plus d’être d’une esthétique sublime, et retranscrit très bien les personnages, l’histoire, la Provence du 19ème siècle.

mardi 2 juillet 2013

La nuit éternelle de Guillermo del Toro et Chuck Hogan


Une nuit sans fin s’est abattue sur la Terre depuis l’apocalypse nucléaire déclenchée par le Maître. Les vampires, qui ont proliféré à un rythme vertigineux, ont réduit les humains à l’état de bétail, car, à leurs yeux, seul leur sang a encore de la valeur. 
Un groupe de survivants résiste encore. Mais Ephraïm Goodweather, leur leader, n’est plus que l’ombre de lui-même : il ne s’est jamais remis de l’enlèvement de son fils et de la liaison entre sa petite amie, Nora, et son allié, Fet. Profitant de son désespoir, le Maître lui propose d’épargner son fils en échange de l’Occido Lumen. Dans ce très ancien manuscrit, préservé au prix du sacrifice du professeur Setrakian, se trouve la clé pour détruire le Maître. 
Ephraïm fera-t-il passer la vie de son fils avant le salut de l’humanité ? (Presses de la Cité)

Suite et fin de la trilogie vampirique de Guillermo del Toro et Chuck Hogan, série qui se sera illustrée par des moments forts et d'autres plus en-dessous.
A l'issue de ma lecture, trois livres étaient sans doute trop pour traiter cette histoire qui aurait pu tenir en deux volumes.

Ce dernier tome s'illustre par un virage radical vers la dimension mystique des vampires, bien que celui-ci ait été légèrement ébauché dans le deuxième volume.
Après un démarrage laborieux auquel je reproche le côté rabâchage des deux premiers opus, les auteurs ont choisi de donner une grande part mystique aux vampires qui trouvent leurs origines dans la religion et sont liés quasi-directement à Dieu.
Sans être révolutionnaire car déjà abordé dans la littérature fantastique dédiée aux vampires, c'est déroutant pour le lecteur.
Pour ma part je ne m'attendais pas à une telle direction et j'ai eu un temps d'adaptation.
Je regrette que ceci ne soit intervenu que dans cette conclusion, tout comme certains thèmes traités qui ne sont qu'effleurés alors qu'ils mériteraient d'être approfondis (les camps de détention des humains par exemple).
Le Maître est fidèle à lui-même : "Chaque fois que je te regarderai, pour le reste de l'éternité, je verrai une reddition représentative de la faiblesse de ta race d'animaux civilisés." et a, pour l'instant remporté la manche, sauf qu'il cherche à acquérir l'Occido Lumen, seul manuscrit qui donne la façon de le détruire.
Plus présent dans ce volume, notamment par des dialogues, je trouve qu'il a perdu de son prestige et de la crainte qu'il pouvait inspirer.
C'est d'ailleurs un reproche global que je fais à cette trilogie, autant le premier tome faisait peur autant les deux autres ne m'ont plus procuré de frissons.
Les vampires avec leur dard sont devenus banals, les quelques scènes de violence ne sont pas aussi angoissantes et même la relation entre le Maître et Zack n'est pas aussi dérangeante et malsaine qu'elle devrait l'être.
Certains personnages ont franchement perdu de leur panache, à l'image d'Ephraïm que j'ai trouvé lamentable d'un bout à l'autre, avec le charisme d'une moule accrochée à son rocher, tandis qu'un Setrakian manque cruellement à l'histoire.
Ceux qui, à mes yeux, s'en sortent le mieux sont Nora et Fet, ils restent fidèles à eux-mêmes et à leurs convictions, ils sont la bouée à laquelle le lecteur peut se raccrocher sans avoir l'impression d'un troisième volume complètement déconnecté des deux autres.
Que dire de l'Enfanté, à part que l'idée était bonne mais pas assez développée à mon goût, un chapitre n'était pas suffisant pour faire le tour de ce personnage complexe et qui sera amené à jouer un rôle clé dans le dénouement.
J'ai vraiment eu la sensation au cours de ma lecture que les auteurs avaient de nouvelles idées mais manquaient de temps pour les explorer, alors ils les écrivaient, les survolaient, et passaient à une autre et ainsi pendant tout ce volume.
Il reste que malgré les reproches que je fais à ce roman, l'histoire devient captivante, une fois passé le début laborieux et répétitif, les événements s'enchaînent rapidement, sans doute un peu trop, et j'avais envie de connaître la fin.
J'espérais une fin un peu différente, en tout cas une qui ne finit pas dans la guimauve de bons sentiments avec des phrases telles que : "Quand on regarde en arrière et qu'on fait le bilan de sa vie, on se rend compte que l'amour a été la réponse à tout.", c'est un thriller fantastique avec un côté apocalyptique, pas une simple aventure romanesque.
Il reste New York, ville omniprésente dans l'histoire, et que j'ai pris plaisir à redécouvrir dans une vision apocalyptique : zoo de Central Park à l'abandon, Belvedere Castle en QG de Zack, les Cloisters celui du Maître lorsqu'il s'abrite des deux heures quotidiens de pseudo soleil, Harlem, les grandes avenues désertes, Macy's le plus grand magasin du monde à l'abandon, les buildings vides de toute personne.

"La nuit éternelle" clôt cette trilogie de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan mais me laisse un peu sur ma faim/fin, dans les deux sens du terme, et je dois bien avouer que ce dernier opus tout comme son prédécesseur n'ont pas eu l'attrait de la nouveauté et des frissons au cours de la lecture que m'a procurés le premier volume et qui reste pour moi le meilleur et le plus surprenant des trois.

Livre lu dans le cadre du challenge New York en littérature 2013

Le flux et le reflux d'Agatha Christie


Gordon Cloade est mort fort à propos sous les décombres de sa villa ravagée par le Blitz. Il laisse à sa jeune veuve, Rosaleen, une fortune colossale et cela, évidemment, ne fait pas l'affaire du clan Cloade qui se voit, d'un seul coup, spolié par l'intruse. Or le bruit court que le premier mari de Rosaleen ne serait pas mort, ce qui, bien entendu, aurait pour effet d'annuler le second mariage... Ces situations troubles sont pain bénit pour les maîtres chanteurs. En voici justement un qui fait chanter la jeune femme. Pas très longtemps : en lui portant son breakfast, la petite bonne de l'auberge où l'individu est descendu trouvera, dans sa chambre, un bien vilain spectacle... (Le Livre de Poche)

Cette aventure mettant en scène le détective belge Hercule Poirot se distingue par une arrivée tardive de ce dernier dans l’histoire, exception faite du prologue, permettant ainsi au lecteur de se familiariser avec les personnages et l’intrigue qui se met en place.
Comme d’ordinaire avec un roman d’Agatha Christie, qui dit Hercule Poirot dit meurtre, qui dit meurtre dit coupable et qui dit coupable dit en principe qu’il y a une jeune et belle veuve dans l’affaire.
Ici, la jeune veuve c’est Rosaleen Cloade, veuve de Gordon Cloade, et déjà veuve de Robert Underhay, enfin potentiellement car ce dernier serait mort au Nigeria mais cette information serait à manipuler avec précaution.
Gordon Cloade est donc mort, sans avoir eu le temps de modifier son testament : "La vérité, c'est que quelque soit le danger, on ne croit jamais qu'on comptera au nombre des victimes. On se figure toujours que la bombe est pour le voisin !".
Gordon Cloade était un homme riche, et dont la famille avait pris l’habitude de vivre à ses crochets, autant dire qu’ils voient tous d’un très mauvais œil cette veuve qui hérite de toute la fortune et qui, à leurs yeux, manque totalement de classe, d’élégance, de culture et est surtout sous la coupe de son frère, le séduisant David Hunter.
Je dis bien séduisant car moi-même j’avoue avoir été légèrement sous le charme de ce personnage (j’ai une tendance fleur bleue sur les personnages masculins dans les romans).
Je ne suis pas la seule à être sous le charme, Lynn Marchmont partage ce point de vue et même plus, car elle pourrait être prête à remettre sa relation avec Rowley Cloade en question : "La Lynn qui était revenue n'était point celle qui était partie. Elle avait changé.".
Survient un maître chanteur et ce qui devait arriver arrivât : il est retrouvé mort dans la chambre qu’il avait louée à l’auberge du village.

L’une des forces de ce roman policier, c’est le fait que l’intrigue ne se déroule réellement que sur la deuxième moitié du roman tandis que la première est consacrée à mettre en place l’histoire et les personnages.
Ceci est bienvenu car la famille Cloade est importante et il faut un petit temps d’adaptation pour retenir les noms et ne pas confondre les personnages entre eux.
Agatha Christie est ingénieuse et elle le démontre une fois de plus avec cette intrigue.
Même un lecteur attentif laissera échapper les subtilités et les indices noyés dans les lignes, et je m’en suis voulue à la fin car si j’avais fait un peu plus attention au cours de ma lecture (i.e. si je n’avais pas été complètement obnubilée par l’intrigue) j’aurais vu des indices qui m’auraient mise sur la bonne piste plutôt que m’en éloigner.
Le seul bémol que j’apporterais à cette lecture vient de l’édition, vieille (Club des Masques), dans laquelle je l’ai lu ce roman.
J’en suis mécontente car il y a des fautes d’orthographe et des coquilles, ce que je trouve inadmissible.


"Le flux et le reflux" d’Agatha Christie ne se distingue pas par une intrigue originale mais par un retour sur les faits passés pendant la première moitié du roman qui permet au lecteur de s’accaparer l’histoire et de suivre avidement le déroulement de l’intrigue dans la deuxième, se laissant ainsi prendre au piège tendu par Agatha Christie.

Livre lu dans le cadre du challenge Agatha Christie

Top Ten Tuesday #3


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.


Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Les 10 livres les plus intimidants (taille, contenu, livre que tout le monde a aimé et dont vous avez peur d’être déçus …)

Il est temps de s’allonger sur le divan pour une petite séance de psychanalyse pour ce nouveau rendez-vous du TTT.

1) "Les Thibaut" de Roger Martin du Gard : c’est surtout le nombre de volumes et la taille de la police qui me freinent dans ma lecture, une fois le nez dedans je ne pourrai que finir cette série, cela sous-entend consacrer plusieurs jours de lecture uniquement à elle, disons que je ne suis pas dans de telles dispositions actuellement et que j’aime varier les genres ;
2) "Voyage au bout de la nuit" de Louis Ferdinand Céline : j’ai commencé à le lire et j’ai arrêté, ce n’était pas le bon moment mais à force d’entendre que le style de cet écrivain a révolutionné (ou presque) la littérature française, cela me freine aussi dans ma lecture (peur d’être déçue, de ne pas crier au génie etc.) ;
3) "Rouge Brésil" de Jean-Christophe Ruffin : c’est bête mais avant de voir l’adaptation télévisuelle je n’avais aucune idée de l’histoire et le titre ne m’inspirait pas, désormais j’ai envie de le lire ;
4) "Le silmarillion" de JRR Tolkien : peur d’être déçue, de ne pas tout comprendre, de ne pas aimer ce livre que tout le monde ou presque met sur un piédestal et qui se veut un incontournable de la fantasy ;
5) "Les bienveillantes" de Jonathan Littell : une peur du contenu, de la façon dont l’auteur raconte cette histoire, et puis ce livre a été très médiatisé ;
6) "Si c’est un homme" de Primo Levi : difficile d’expliquer pourquoi je retarde la lecture de ce livre alors que j’aime lire des récits sur cette période de l’histoire. Sans doute la peur du poids des mots et de l’Histoire ;
7) "Tess d’Uberville" de Thomas Hardy : le traumatisme est lié à une tentative de lecture en VO, c’était compliqué et j’ai abandonné, mais je vais me replonger prochainement dans l’aventure, en français cette fois-ci ;
8) "Le monde de Sophie" de Jostein Gaarder : sans doute parce qu’il avait été conseillé par ma professeur de philosophie et que ceux qui l’ont lu disent l’avoir trouvé bien, clair, compréhensible pour les non initié(e)s à la philosophie, bref, j’ai peur de ne pas le trouver bien et/ou de ne pas tout saisir, et même des années après j’aurais encore l’impression de le lire sous contrainte ;
9) "Lestat" d’Anne Rice : j’ai acheté ce livre en anglais il y a des années par défaut de trouver "Entretien avec un vampire" et depuis j’ai été déçue par mon unique lecture d’Anne Rice, résultat je repousse la lecture de ce livre par crainte d’être de nouveau déçue alors que tout le monde (ou presque) crie au génie des œuvres de cette auteur ;
10) "Le boulevard périphérique" de Henry Bauchau : j’ai lu ce livre récemment mais j’appréhendais avant de le faire étant donné que j’avais lu des avis mentionnant le côté dur et triste de l’histoire.

lundi 1 juillet 2013

Juillet - Tomorrow Baptiste Giacobini

Juin a filé à une telle vitesse, il faut dire qu'il a fait tellement beau (hum) que les chaudes (re-hum) soirées ont passé sans que l'on s'en rende compte, et nous voilà en juillet.
Je séchais pour la chanson de juillet jusqu'à ce je tombe hier sur le village étape du Tour de France, j'ai choisi la chanson "Tomorrow" de Baptiste Giacobini (inconnu au bataillon jusque là).
J'ai bien aimé le principe voix-guitare, la chanson n'est pas mal du tout et j'ai tendance à mettre peu souvent à l'honneur des voix d'homme, c'est donc chose faite.

Here we go again, 
The same old lines.
You can say it 1000 times, 
But it don't make it true.
This life of mine,
That you design.
Comes crashing down,
One word at a time, I knew

Chorus :
Hey say what you like,
Tear me down tonight,
Cause I'll still be here tomorrow, tomorrow
Hey cause I can read the signs,
You think I'm on the wire.
But I won't tire.
And I'll still be here tomorrow.
I'll still be here tomorrow.

Here you go again,
It's what you decide,
Believe for your piece of mind,
I'll never renew. 
This life of mine,
That you unwind.
It's realigned, 
Cause nothing that you say is getting through

Chorus

I'll never think twice,
Or fall from grace.
There's a reason why, 
You're in a lonely place.
You only see one side,
Where I'm second best.
No change, count me out,
But I'll be right here tomorrow

Chorus

Un jour, une histoire : 1er juillet 776 avant Jésus Christ #4

Le 1er juillet 776 avant JC, les premiers Jeux Olympiques sont officiellement nés à Olympie, sanctuaire consacré à Zeus.


Le but de ces Jeux était de rapprocher les Grecs et de suspendre les guerres entre les cités.
A Olympie, les vainqueurs recevaient une couronne en rameau d’olivier tressé.


Les Jeux Olympiques ont été abolis par l’empereur romain Théodose 1er, en 393 après JC et après 1 000 ans d’existence, et restaurés à la fin du 19ème siècle par le baron Pierre de Coubertin.

vendredi 28 juin 2013

Un jour, une histoire : 28 juin 1914 #3

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, et son épouse la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Sarajevo par le jeune nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip.


Cette date de visite du 28 juin avait été choisie pour plusieurs raisons : jour de Vidovdan, une fête religieuse importante chez les Serbes orthodoxes, date anniversaire de la bataille de Kosovo Polje en 1389 qui vit la défaite des Serbes devant l’armé turque et l’annexion de leur royaume à l’empire Ottoman pour plus de 450 ans, date du quatorzième anniversaire de mariage du couple princier.

Une première tentative d’attentat a lieu le matin mais n’atteint pas l’archiduc, c’est une erreur d’itinéraire du chauffeur qui oblige la voiture à ralentir, donnant ainsi l’occasion à Gavrilo Princip d’ouvrir le feu sur le couple.

Avec deux coups de revolver, il tue sur le coup l’archiduchesse tandis que son mari décède dix minutes plus tard.

Tout commence dans la capitale de la Serbie, Belgrade, où le chef des services de renseignements, le colonel Dimitrievitch, dirige une organisation terroriste secrète : la Main Noire.
Celle-ci souhaite la réunion de tous les Slaves du Sud (i.e les Yougoslaves) autour de la Serbie, principal état slave balkan.
A l'étranger, elle encourage des mouvements politiques comme celui dont fait partie Princip.

Les conséquences de cet attentat seront dramatiques : rupture des relations diplomatiques entre l’Autriche-Hongrie et la Serbie, déclaration de guerre "préventive" de l’Autriche-Hongrie à la Serbie qui, par le jeu des Alliances, mènera à la Première Guerre Mondiale où l’Europe s’enfoncera pendant quatre années sombres.

jeudi 27 juin 2013

Hazard et Fissile de Raymond Queneau


Aux amateurs curieux d'explorer plus avant d'autres aspects de la personnalité de Raymond Queneau, et de son œuvre, nous présentons avec ce court texte inédit et inachevé une facette peu connue (oubliée ?) et pourtant récurrente et non négligeable de sa production littéraire, ancrée dans un " art de l'illusion " dérivé, semble-t-il, de la pratique du surréalisme et de Fantômas. (Le Dilettante)

"Hazard était assis depuis quelques instants devant un verre de limonade lorsqu'un personnage, presque aussi vieux que lui et le nez teinté de violet, vint asseoir la décrépitude de son corps tordu sur une chaise voisine et commanda une chartreuse tiède.", ainsi débute ce court texte inachevé de Raymond Queneau, et la suite sera du même acabit que cette ouverture.
Raymond Queneau s'amuse avec le lecteur et avec le texte. L'envie lui prend de changer les noms de ses personnages ? Et bien qu'à cela ne tienne, il le fait.
Il ne souhaite pas s'attarder sur un point : "Les sentiments d'Arthur, je ne m'amuserai pas à les décrire.", là encore il le fait.
Il a toute liberté avec son histoire et ses personnages, le lecteur ne maîtrise rien et n'a qu'à se laisser guider dans la lecture.
Après Boris Vian, je poursuis donc sur un autre texte surréaliste qui m'a nettement plus remuée et perturbée à la lecture que le précédent.
Déjà, il y a beaucoup de personnages et des rebondissements dans l'intrigue, il faut suivre et ne pas se laisser couler.
Ensuite, ça part un peu dans tous les sens tout en restant agréable à lire, et l'aspect surréaliste est renforcé par le recours à la prestidigitation pour certains personnages.
J'ai souri à plusieurs moments au cours de ma lecture, certains passages sont hilarants, et je n'ai pu que constater qu'une fois de plus dans la littérature les caniches en prenaient pour leur grade : "Il avait un compagnon dans sa solitude sans espoir, un caniche noir, adouci par les coups de bâton et bête comme un dictionnaire de rimes." (pour d'autres caniches maltraités littérairement, se rapporter à "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery).
Raymond Queneau était un grand amateur des aventures de Fantômas (notez à quel point j'ai été inspirée par cette lecture : je passe du caniche à Fantômas, aucun rapport) écrites par Pierre Souvestre et Marcel Allain et j'ai retrouvé quelques caractéristiques de ce personnage dans cette histoire, notamment dans le côté machiavélique et criminel de certains personnages.

"Hazard et Fissile" de Raymond Queneau n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains et je déconseillerai la découverte de cet auteur par ce récit, néanmoins il est intéressant à lire pour découvrir une autre facette moins connue de cet auteur et pour passer un moment littéraire quelque peu déjanté.

Livre lu dans le cadre du challenge ABC Critiques 2012/2013 - Lettre Q