mardi 10 septembre 2013

Un jour, une histoire : 10 septembre 1919 #15

Près de trois mois après le Traité de Versailles entre les Alliés et l’Allemagne, le traité de Saint-Germain-en-Laye met fin, le 10 septembre 1919 à l’Autriche-Hongrie.


Les Alliés refusent aux Autrichiens de langue allemande le droit de s’unir à l’Allemagne.
Cédant à la pression des indépendantistes tchèques, ils créent une petite Autriche indépendante de 7 millions d’habitants dont la capitale, Vienne, regroupe à elle seule 2 millions d’habitants.

17 ans à peine s’écouleront avant que Hitler ne décide de la rattacher au IIIè Reich.

Top Ten Tuesday #13


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.

Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Les 10 livres que vous aimeriez voir adapté en film ou en série TV


Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dit, la lecture achevée, que j’aimerais voir l’histoire adaptée au cinéma ou à la télévision (plutôt en téléfilm qu’en série).
Je vais me limiter à ceux qui me viennent tout de suite à l’esprit, il s’agit aussi de bandes dessinées.

1) "Les passagers du vent" et "La petite fille Bois-Caïman" de François Bourgeon ;
2) "Le cycle de Cyann" de François Bourgeon ;
3) "La lignée" (trilogie) de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan ;
4) "Le sursis" et "Le vol du corbeau" de Jean-Pierre Gibrat ;
5) "Sherman" (série en 6 volumes) de Griffo et Stephen Desberg ;
6) La série des enquêtes d’Erica Falk de Camilla Läckberg ;
7) "Le scorpion" d’Enrico Marini et Stephen Desberg ;
8) "Valérian et Laureline" de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin ;
9) "Quand l’empereur était un dieu" de Julie Otsuka ;
10) La série des enquêtes de l’inspecteur Pendergast de Douglas Preston et Lincoln Child ;
10 bis ) "Le royaume des voleurs" de William Ryan ;
10 ter) "Easter Parade" de Richard Yates.

lundi 9 septembre 2013

Astérix légionnaire de René Gosciny et Albert Uderzo


Obélix n’a plus d’appétit, il est comme absent, au point de ne pas voir les arbres devant lui qui s’écroulent sur son passage, au grand désarroi d’Idéfix. Que se passe t-il ? Il est a-mou-reux ! Seulement voilà que Falbala, la belle gauloise élue de son cœur, pleure son fiancé Tragicomix, enrôlé de force dans la légion romaine. Pour noyer son chagrin, Obélix décide de s’engager à son tour dans la Légion, avec son ami Astérix, histoire de montrer à Falbala combien il est courageux. Les histoires d’amour finissent mal, en général… (Les Editions Albert René)

Obélix tombe amoureux de la belle Falbala, mais il se trouve qu’elle est fiancée à Tragicomix qui vient d’être enrôlé de force dans l’armée de Jules César.
Qu’a cela ne tienne, Astérix et Obélix vont eux aussi s’engager pour voler à son secours.

Il y a beaucoup d’humour dans cette nouvelle aventure d’Astérix, à commencer avec un Obélix amoureux qui fait chuter des arbres, au grand dam d’Idefix, et transporte des menhirs invisibles, ainsi que quelques égratignements en règle de l’administration ; ainsi lorsqu’Astérix cherche le bureau des renseignements : "Sais pas. Adressez-vous aux renseignements ; ils vous renseigneront".
Il faut dire qu’Astérix donne di fil à retordre à l’armée : "Silence ! Fini de rire ! Vous êtes dans l’armée, maintenant !", sans compter sur les facéties d’un égyptien enrôlé par erreur qui passe son, temps à faire des jeux de mots, et les incontournables pirates : "Droit sur nous ? Alors ils sont à bord ! Ne me demandez pas pourquoi ni comment, mais ils sont à bord ! Fuyons ! Fuyons !".
L’histoire est simple mais plaisante, cela étant surtout dû à l’humour très présent et à des situations cocasses.
Les dessins sont beaux et surtout une valeur sûre, dès la première bulle le lecteur est en territoire connu et retrouve les personnages et le petit village gaulois.
Astérix reste donc un incontournable du paysage de la bande dessinée.

J’ai retrouvé avec plaisir Astérix pour cette nouvelle aventure en tant que légionnaire.
C’est un très bon cru de cette série truffé d’humour et de situations prêtant à sourire voire à rire, un bon moment de divertissement littéraire.

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC Critiques 2012/2013 - Lettre U


Livre lu dans le cadre du challenge Destination PAL

Le mille e un'ora di Asterix de René Gosciny et Albert Uderzo


Dans un lointain royaume situé dans la vallée du Gange, la belle princesse Rahàzade vit un compte à rebours funeste. Si la pluie ne vient pas, avant mille et une heures, délivrer son peuple d'une sécheresse redoutable, elle sera sacrifiée afin d'apaiser la colère des dieux. Son seul espoir : le barde Assurancetourix, qui obtient enfin la reconnaissance internationale grâce à sa réputation de « voix qui fait tomber la pluie » ! (Les Editions Albert René)

En Armorique, le paisible village d’Astérix résiste toujours à l’occupant romain mais voilà qu’en cette tranquille et ensoleillée journée le fakir Kisarah débarque sur son tapis volant.
Il a en effet bien besoin de l’aide des gaulois, particulièrement du barde, pour faire venir la pluie en Inde, sinon la fille du Rajah Kilosah sera sacrifiée.
Ni une ni deux, Astérix, Obélix et Assurancetourix partent avec le fakir pour un vol qui ne sera aps de tout repos en tapis volant jusqu’en Inde.

Comme d’ordinaire, cette nouvelle aventure d’Astérix est truffée d’humour, à commencer par Obélix qui tombe dans les pommes en apprenant que le fakir n’a pas mangé depuis vingt jours : "No, dev’essere l’emozione di scopire che si puo’star venti giorni senza mangiare." ; ainsi que des situations loufoques, des disputes sur l’importance ou non de manger, le détournement de phrases archi connues : "- Khevedidilah, fedele Khevedidilah, vedi arrivare qualcosa ?
- Vedo il sol rosseggiahare ed il cielo blueggiahare.", et surtout d’empêcher le barde de chanter sous peine de faire venir la pluie.
J’ai lu cette bande dessinée en italien et étant débutante je n’ai pas rencontré de difficultés ni eu besoin de recourir au dictionnaire.
L’histoire est simple et amusante, il y a quelques jeux de mots et l’aventure est dépaysante.
Les dessins sont agréables, certaines reconstitutions de Rome ou d’Athènes bien faites, et la mise en couleurs ne diffère pas d’habitude.

Envie de survoler l’Europe à l’époque romaine jusqu’à l’Inde pour y faire tomber la pluie ?
Cette aventure d’Astérix est faite pour vous, pour le bonheur des petits et des grands.

Livre lu dans le cadre du Challenge In Italiano


Livre lu dans le cadre du Challenge Destination PAL


Les temps nouveaux Tome 2 Entre chien et loup d'Eric Warnauts et Guy raives


1944. Ce second volume s’ouvre sur les procès de l’épuration. On y retrouve Thomas Deschamps auréolé du prestige de résistant déporté, survivant à l’enfer des camps. Il vient témoigner à la barre pour sauver la tête de son frère. (Lombard)

Nous sommes en 1944, la Belgique vient d’être libérée par les américains et les masques tombent.
Joseph, le curé, était également résistant et a été torturé mais il n’a pas pour autant perdu la foi : "Le Dieu que je sers n’est pas un tyran. Il n’impose rien. Le Christ propose à l’homme une alliance qui libère. A ce dernier de choisir. Etre proche ou éloigné de lui. Mais je t’accorde que j’aimerais parfois voir descendre du ciel un Dieu vengeur et en colère …" ; Alice, la femme de Charles, paie la collaboration de son mari en étant rasée : "C’est trop facile d’être désolé … l’humiliation, c’est moi qui l’ai subie. Et la honte, c’est moi qui la porte !", mais les apparences pour Charles mystérieusement disparu peuvent être trompeuses ; Thomas a fini par s’engager dans la résistance, mais la grande absente c’est Assunta, arrêtée et déportée.
"Les allemands battent en retraite, la victoire est maintenant assurée. Mais à quel prix …", le prix à payer est effectivement lourd, en pertes humaines mais également psychologiquement.
C’est une ère nouvelle qui commence et à ce titre, la dernière planche est intéressante et lourde de sens.

Si je qualifie d’originale cette série, c’est qu’elle s’attache à l’avant et à l’après guerre, un parti pris qui sort des sentiers battus.
Pour le milieu, la guerre, les auteurs ont laissé quelques pistes au lecteur, mais ils se sont plus intéressés à une étude des caractères des personnages qu’à la guerre en elle-même.
Ce deuxième volume est aussi documenté que le premier et contient également des repères historiques en fin de volume.
Si le dénouement n’est pas réellement surprenant, je ne saurais dire s’il est optimiste ou pessimiste, c’est même ce deuxième sentiment qui l’emporte.
Comme précédemment, la répartition des rôles entre Eric Warnauts et Guy Raives diffère du schéma traditionnel mais cela ne se ressent pas à la lecture.
Les couleurs sont toujours choisies avec justesse et adaptées aux situations, je me suis également adaptée au coup de crayon auquel je reprochais parfois un peu de dureté dans les traits de visage.

"Les temps nouveaux" est une bande dessinée originale dans sa conception et qui permet de découvrir la Seconde Guerre Mondiale d’une façon inhabituelle mais loin d’être inintéressante ; une belle pioche qui m’a donné envie de découvrir l’univers de ces deux auteurs.

Les temps nouveaux Tome 1 Le retour d'Eric Warnauts et Guy Raives


1938. Après 8 ans passés au Congo, Thomas revient dans ses Ardennes natales. Alice, son amour de jeunesse, est maintenant la mère des enfants de son frère Charles. Déchirée entre les rexistes pro-nazis de Léon Degrelle et ses querelles intestines, la Belgique peine à se déterminer au sein de cette Europe trouble, agitée par les conquêtes hitlériennes et la guerre d'Espagne. Une page sombre de l'Histoire, au prisme de la vie d'un village des plus tranquilles... en apparence ! (Lombard)

Nous sommes en 1938, dans les Ardennes belges.
Thomas revient de plusieurs années passées en Afrique.
Alice, son amour de jeunesse a épousé son frère Charles qui a lui-même épousé les idées nationalistes de Rex : "Je veux une Belgique forte, unie et déterminée à faire respecter sa neutralité. Je ne pense pas que cela puisse se faire sans un réveil nationaliste.".
Il ne reste que son meilleur ami, Joseph, un curé, pour lui servir de confident et de soutien, et Assunta, une jeune communiste ayant fui l’Espagne, qui partage sa vie et essaye de lui ouvrir les yeux sur l’embrasement qui guette l’Europe : "Ouvre les yeux, regarde autour de toi, les fascistes progressent partout ! Et ils se soutiennent.".
Mais Thomas ne sait pas, il hésite, il se laisse porter par la vie et continue son quotidien : "Moi, je n’ai que des doutes … et des interrogations. Aucune certitude !".

Cette série en deux volumes propose un concept intéressant.
Ici, il n’est question que de l’avant guerre, de certaines personnes comme Assunta qui ont des idées bien précises et d’autres qui ne savent pas encore comment se positionner.
Mais c’est aussi une histoire de famille, de rivalités entre deux frères, d’un homme qui fuit son passé proche pour une raison mystérieuse et qui revient à ses racines.
Ce récit contient volontairement une part de mystère que le lecteur doit imaginer par lui-même, mais là ne repose pas le cœur de l’intrigue.
J’ai surtout découvert la situation de la Belgique d’avant guerre que je ne connaissais pas trop.
A ce titre, les repères historiques en fin de volume sont instructifs.
La construction de cette bande dessinée est également originale.
Eric Warnauts a fait le scénario, Guy Raives les couleurs, pour les dessins c’est du quatre mains, ce qui est plutôt un concept original.
Pourtant, cela ne se ressent pas à la lecture, je n’ai pas trouvé de "cassure" dans le graphisme, même si parfois je n’aime pas la morphologie de certains personnages : Joseph le curé par exemple, il a des traits tellement discrets qu’il donne l’impression d’être en retrait par rapport à Thomas.
Les couleurs sont par contre très bien choisies et j’aime voir Assunta porter du rouge vif, c’est d’ailleurs le personnage le plus fort qui reste fidèle à ses idées et se bat pour elles : "La lutte continue … Jusqu’à la victoire finale !".

Ce premier tome des "Temps nouveaux" met en place des personnages forts qui très vite se trouvent aspirés dans le tourbillon de la guerre et que le lecteur a hâte de retrouver par la suite.

jeudi 5 septembre 2013

Les poissons ne ferment pas les yeux d'Erri De Luca


«À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge de dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd‘hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite.» 
Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l’adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d’initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l’engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l’«âge d’archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l’enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie. (Gallimard)

Ce roman d’Erri de Luca est un récit d’initiation, sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, sur l’implication de grandir : "Grandir comportait un précipice d’effets inconnus.", sur la découverte du sens du verbe "aimer" : "Autour de moi, je ne voyais ni ne connaissais le verbe "aimer".", sur la justice : "Je sais maintenant qu’une justice nouvelle, attentive au cas particulier et qui invente sur mesure la sentence, part de la miséricorde pour l’offensé et arrive ainsi à être impitoyable. La miséricorde est implacable et ne se laisse pas étouffer.", sur l’importance des mots et des récits que l’on peut faire, sur l’art et la manière de manier la plume et l’importance des livres : "Les livres sont la plus forte contradiction des barreaux. Ils ouvrent le plafond de la cellule du prisonnier allongé sur son lit.".

Le narrateur revient sur son enfance, plus précisément l’année de ses dix ans.
Comme tous les ans, il quitte la ville de Naples pour un village de pêcheurs, toujours en Italie du Sud.
Mais cette année, il devient le souffre-douleur de trois garçons plus âgés que lui, parce qu’il est devenu ami avec une fillette sur la plage, qui iront jusqu’à le battre violemment.
Ce souvenir d’une mise au tapis en règle aurait pu expliquer le titre relativement énigmatique, mais il faut chercher ailleurs l’explication, dans les premiers émois amoureux du narrateur et sa découverte de l’univers mystérieux de l’amour et du fonctionnement de l’esprit d’une fille.
C’est dans un style à la fois simple mais fortement poétique que le narrateur revient sur cette partie de son enfance qui l’a amené à grandir.
Mais l’ensemble du roman fleure bon le Sud de l’Italie, son soleil, sa forme de langueur, ses paysages, et la chaleur de l’été, une Italie dans laquelle le lecteur se retrouve et qui est bien connue de l’auteur.

"Les poissons ne ferment pas les yeux", dernier roman paru à ce jour d’Erri de Luca, m’a permis de découvrir cet auteur ainsi que son style, tout en retrouvant l’Italie, un pays cher à mon cœur.
C’est une lecture forte qui pousse à la réflexion et qui aborde de façon intelligente des thèmes tels que la justice, l’enfance, amenant ainsi le lecteur à replonger dans ses souvenirs pour se remémorer ce qu’il faisait et pensait lui-même à dix ans.
Une belle découverte.

Livre lu dans le cadre du Challenge Il Viaggio

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson


Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao... (Pocket)

Allan Karlsson va avoir cent ans, mais le jour de son anniversaire il s’enfuit de la maison de retraite et part vivre de nouvelles aventures en Suède et ailleurs en volant la valise d’un malfrat, se fait de nouveaux amis et leur raconte sa vie trépidante au cœur du XXème siècle.
A partir de là, "voici venu le temps des rires et des chants", particulièrement des rires mais dans une nuance de jaune soutenu.
Tout, je dis bien tout, dans ce livre est invraisemblable et il n’y a pas une énormité pour rattraper l’autre, c’est un festival.
Allan Karlsson a donc connu tous les grands de ce monde, la bombe atomique aux Etats-Unis c’est lui, les secrets de fabrication pour les russes c’est lui, une rencontre avec Mao Tse-Toung encore lui, un rôle pendant la guerre froide toujours lui : "C’est ainsi qu’un agent secret américain, hermétique à la politique, réussit en toute impunité à mettre en place une stratégie de paix avec un chef physicien nucléaire soviétique au nez et à la barbe du KGB et du GRU.", bref, à part serrer la main d’Hitler il a tout fait, tout vu, voyagé et appris plusieurs langues.
Le mot qui me vient à l’esprit est pitoyable, cet enchainement grotesque a eu l’effet inverse de m’amuser.
Si encore cela n’avait lieu que dans le passé d’Allan Karlsson, mais c’est aussi le cas dans ses aventures présentes.
Et quand l’auteur ne sert pas du grotesque, il arrive à mettre dans la bouche des personnages des phrases de lieu commun : "Il en est de la vengeance comme de la politique. L’une mène à l’autre et le mauvais conduit au pire qui aboutit en fin de compte à l’intolérable.", ou encore une morale à deux balles sans fondement et reposant sur des platitudes : "Souvent la loi disait une chose et la morale une autre, il n’avait pas besoin de chercher plus loin que dans sa propre entreprise. Il fallait parfois savoir contourner un peu la loi tout en marchant droit dans ses bottes.".
Ce livre a été un phénomène au moment de sa sortie, pour ma part il m’a laissée bien distante et n’a pas su éveiller mon intérêt.
L’histoire est d’un niveau grotesque qui ne prête pas à sourire, les personnages sont peu crédibles, les situations encore moins et l’ambiance bon enfant qui règne est encore pire que dans un dessin animé de Walt Disney.
Beaucoup de bruit pour rien résumerait très bien ce livre.

"Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" fait partie de ces lectures aussitôt lues aussitôt oubliées et est à classer dans la catégorie des livres médiatiques de peu d’intérêt et pour lesquels l’abeille qu’est le lecteur ne doit pas se laisser attirer par l’odeur du miel, faute de s’y engluer et d’avoir bien du mal à s’en dépêtrer.

Livre lu dans le cadre du Prix des lectrices