vendredi 12 septembre 2014
Namibia Episode 1 de Rodolphe - Léo - Marchal
1948, Göring, Reichmarschall de triste mémoire de la seconde guerre mondiale, aurait été aperçu en Namibie bien qu'il soit officiellement... mort ! A peine revenue de sa mission au Kenya, Cathy Austin est dès lors renvoyée en Afrique par le MI5. Elle découvre sur place une menace extraterrestre qui fait froid dans le dos : une race d'aliens prélève en effet de l'ADN sur des cadavres humains pour reconstituer et occuper ces corps. Ces éclaireurs discrets (sauf lorsqu'ils redonnent vie au corps de Göring !) élèvent dans les champs namibiens des insectes qu'ils ont également génétiquement modifié en vue d'en faire une arme de colonisation massive ! (Dargaud)
En 1949, en Namibie, d'étranges phénomènes ont lieu : la population vieillit pour une raison inexpliquée, les cultures sont détruites par des insectes géants et enfin Göring est aperçu et photographié par un journaliste.
Sauf que là, il y a un petit souci : "Göring ? Le nazi ? Mais non, c'est impossible ! Il est mort à Nuremberg ... Je crois bien qu'il s'est empoisonné.".
Les services secrets anglais, le MI5, envisage toutes les solutions, y compris celle d'avoir été dupés par leurs alliés américains, possiblement enclins à recueillir des scientifiques allemands au passé de nazis : "Pendant un conflit, les dissensions s'oublient, les rangs se resserrent ... Après, les intérêts divergent de nouveau.".
Pour enquêter sur ces étranges phénomènes, le MI5 dépêche sur place son meilleur agent : Kathy Austin, héroïne des aventures de "Kenya".
Elle est accueillie par un agent du MI5 écarté pour des problèmes de comportement, misogyne et infect au possible : "Il faut que vous le sachiez : ici, c'est pas l'Angleterre. C'est un pays dur ! Avec toute cette saloperie de nègres et cette racaille de boches aussi !".
Bienvenue dans l'Afrique post Seconde guerre mondiale, après le Kenya c'est au tour de la Namibie d'être peuplée de phénomènes inexpliqués.
Pour cette deuxième saison, Rodolphe et Léo ont accueilli un petit nouveau aux dessins : Marchal, les deux premiers se partageant le scénario.
C'est de la science-fiction pure et dure, un genre qu'affectionne Léo et qui lui réussit à merveille.
J'ai été autant séduite par ce nouvel opus qu'il co-signe avec Rodolphe que par le premier, d'autant plus que c'est un plaisir de retrouver le personnage de Kathy Austin, une femme moderne qui repousse les clichés et préfère nettement les dangers à la cuisine et à une vie de femme au foyer.
J'ai eu un léger temps d'adaptation avec les dessins, j'ai eu l'impression, peut-être fausse, que les traits de léhroïne différaient légèrement dans cette deuxième saison, je m'y suis tout de même très vite habituée.
Le scénario repose sur les mêmes ficelles que la première saison, c'est en tout cas ma pensée à l'issue de ce premier tome, il n'empêche que l'histoire est prenante et l'intrigue mise en place très rapidement.
"Namibia Episode 1" marque un bon début pour cette nouvelle série de science-fiction en bande dessinée co-signée par Rodolphe, Léo et Marchal, il serait dommage de bouder son plaisir.
mercredi 10 septembre 2014
Les mains nues de Simonetta Greggio
Emma, 43 ans, est vétérinaire de campagne. Giovanni, un jeune fugeur de 14 ans, débarque dans sa vie rude, autarcique et solitaire. Il est le fils de Micol et Raphaël, qu'elle a connus autrefois, et avec qui s'est joué quelque chose qu'elle a voulu oublier. Mais Emma et Giovanni se lient, et lorsque Micol revient chercher son fils... (Le Livre de Poche)
Après guérir l'anorexie avec des herbes (i.e. "Etoiles" du même auteur), voilà un simili du "Diable au corps" de Raymond Radiguet transposé à notre époque.
Emma a la quarantaine, elle est vétérinaire de campagne et voit débarquer chez elle Giovanni, 14 ans, ayant fugué de chez ses parents, d'anciennes connaissances d'Emma.
Il faut dire que le père de Gio était avec Emma avant de la quitter pour Micol, aujourd'hui sa femme et la mère de Gio, et qu'Emma s'est embourbée pendant quelques années dans une relation proche de ce couple avant de couper les ponts.
Racontée du point de vue d'Emma, cette histoire mêle passé et présent de façon tortueuse, à tel point que je ne suis pas bien sûre d'avoir tout compris à ce très court roman.
Dirai-je qu'Emma vit dans le regret ?
Je n'en suis pas sûre, pas plus d'ailleurs que de la nature exacte de sa relation avec Gio : proximité intellectuelle entre eux deux ou bien ont-ils vraiment eu une relation charnelle ?
Emma s'est accrochée pendant un temps à garder une distance avec Gio, finalement ces deux-là se sont rapprochés : "Pourtant, si j'avais été moins sourde, moins aveugle, je me serais aperçue que la réalité est bien différente de cette espèce de neutralité que j'invoquais, et que nous étions toujours enchaînés par des liens dicibles et indicibles, comme ces grosses cordes tordues composées de cordelettes plus petites qui, restées trop longtemps sous l'eau, pourrissent plutôt que se défaire.".
Emma a-t-elle été inconsciente ? N'a-t-elle vu que ce qu'elle a bien voulu voir en fermant les yeux sur le reste : "Nous étions, à ce moment-là, en sursis, mais déjà on ne pouvait plus rien changer à ce qu'il s'était passé, et rien non plus à ce qui allait arriver." ?
Elle reconnaît pourtant une proximité avec Gio, le partage de mêmes idées, une forme de fusion intellectuelle : "Il y a des corps sans tête, des têtes sans cœur, des corps sans cœur, des cœurs sans tête et sans corps. Nous avions tout.".
Dans le fond, je n'ai pas de réelles réponses à ces questions, juste des suppositions.
La nature exacte de la relation entre Emma et Gio reste un mystère que la fin vient troubler.
On a tendance à dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu, je me demande si le réel message de ce roman n'est pas une vengeance, celle de la mère de Gio envers Emma, qui vient faire voler en éclats la vie de cette dernière.
Et tant pis si au passage elle égratigne son propre fils, dommage collatéral sans doute.
Il reste que l'intégralité de ce texte transpire la mélancolie et les regrets, c'est là à mon sens le cœur du récit et le réel objectif de celui-ci.
"Les mains nues" de Simonetta Greggio est un court roman où les regrets dominent et donnent lieu à une histoire qui n'a pas réussi à me toucher, tout comme le style de l'auteur qui ne se distingue pas par une signature particulière.
Quant à cette réécriture de l'oeuvre de Raymond Radiguet, j'irai sans aucun doute lire celle-ci qui a sans doute plus d'éclat et de portée.
Livre lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger / Chute de PAL
Livre lu dans le cadre du Challenge Destination PAL
mardi 9 septembre 2014
Un crocodile sur un banc de sable d'Elizabeth Peters
Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. Je discernai presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul. La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie. L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule ? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux ? Parviendra-t-elle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones ? (Le Livre de Poche)
Ah l'Egypte : ses pyramides, ses sphinx, son Nil, ses crocodiles, ses serpents, ses momies, ses momies qui reviennent à la vie (si, si) et l'intrépide Amelia Peabody qui vit ici sa première aventure sur les terres égyptiennes !
Elizabeth Peters fait débuter cette première enquête en Italie, à Rome plus précisément, où l'anglaise Amelia Peabody sauve la vie, et sans le savoir le destin, d'une jeune fille anglaise : Evelyn.
Toutes deux s'acheminent alors en Egypte, pays de rêve pour Amelia qui souhaite y découvrir de visu les fabuleuses antiquités mises à jour par tel que les pyramides, les tombeaux, les bijoux.
Amelia Peabody est une jeune femme indépendante financièrement avec du caractère : "Je conçois fort bien que certaines de mes consœurs s'y prêtent volontiers. Pauvres créatures ... Que pourraient-elles faire d'autre ? Mais je ne vois vraiment pas pourquoi une femme intelligente et financièrement indépendante devrait se soumettre aux caprices et aux exigences tyranniques d'un mari.", mais également du coeur et de l'intelligence.
Elle se heurte aux préjugés masculins mais aussi à ceux de ses concitoyens sur les Egyptiens : "Les gens du peuple, ici comme en Angleterre, sont fort ignorants et se caractérisent par leurs superstition, leur âpreté du gain.".
Son chemin, ainsi que celui d'Evelyn, finit par croiser celui des frère Emerson, archéologues de renom mais sans beaucoup de moyens financiers.
Saupoudrer le tout d'une dose de mystère avec une momie revenant à la vie et un zeste d'humour et vous obtenez la recette du succès pour Elizabeth Peters et une série d'envergure mettant en scène les fouilles archéologiques en Egypte de la famille Emerson.
Ce qui fait la réussite de ce premier tome, ce n'est pas l'enquête policière, elle est somme toute assez facile et pas très difficile à résoudre, mais bien les personnages avec des joutes verbales tout à fait savoureuses entre Peabody et Emerson : "Dieu vienne en aide à la pauvre momie qui aura le malheur de vous rencontrer, Peabody !".
Dans cette enquête, l'extraordinaire côtoie l'ordinaire, plus rien ou presque ne surprend les personnages, alors une momie qui revient à la vie, l'explication est toute trouvée : "Une momie qui marche, mademoiselle Peabody ? J'en suis fort aise ! Vous n'allez tout de même pas reprocher à un pauvre gars immobilisé depuis trois mille ans d'avoir envie de prendre un peu d'exercice ?".
J'aime cette série d'Elizabeth Peters pour le style littéraire qui classique mais surtout pour les deux personnages principaux avec leurs joutes verbales ainsi que le pari de faire revivre au lecteur l'Egypte des grandes découvertes de la fin du 19ème siècle.
C'est une époque passionnante que l'auteur a choisi pour cadre et elle lui redonne vie à merveille, pour quelqu'un qui comme moi est fascinée par l'Egypte c'est un véritable plaisir de se transporter à cette époque et de vivre la fièvre de l'archéologie.
"Un crocodile sur un banc de sable" ouvre de façon enjouée et enlevée la série d'Amelia Peabody, personnage haut en couleurs créé par l'américaine Elizabeth Peters.
A lire pour y savourer des piques d'humour sur fond de fouilles archéologiques, en n'oubliant pas de siroter du thé à 17 heures en compagnie d'Osiris.
Livre lu dans le cadre du Challenge Romancières américaines
Top Ten Tuesday #65
Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.
Les 10 animaux/créatures rencontrés dans des livres que vous aimeriez posséder
Je sèche un peu pour ce TTT.
1) Milou;
2) Chouette de Harry Potter;
3) Un griffon;
4) Dagobert;
5) Caramel le gentil caniche;
6) Un Ent;
7) Un Nazgûl.
Les 10 animaux/créatures rencontrés dans des livres que vous aimeriez posséder
Je sèche un peu pour ce TTT.
1) Milou;
2) Chouette de Harry Potter;
3) Un griffon;
4) Dagobert;
5) Caramel le gentil caniche;
6) Un Ent;
7) Un Nazgûl.
samedi 6 septembre 2014
Last Days of Summer de Jason Reitman
Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer... (AlloCiné)
Quand vient la fin de l'été, ce n'est pas le vieux piano sur la plage qu'il reste mais une mère de famille seule, complètement déboussolée, et dont la route va croiser celle d'un évadé de prison condamné pour meurtre.
Adèle est une femme fragile, élevant seule son fils, et qui a bien du mal à sortir de chez elle ou à maîtriser les tremblements de ses mains.
C'est Henry, son fils, qui s'occupe du quotidien et gère les affaires de sa mère.
Car le spectateur découvre la faille d'Adèle, elle est en pleine dépression nerveuse faisant suite à ses multiples fausses couches qui lui ont fait perdre toute confiance en elle.
Que leur chemin croise celui de Frank n'était sans doute pas la meilleure chose qui puisse leur arriver, sur le papier en tout cas car la réalité est toute autre.
Ce film n'est surtout pas une énième version du syndrome de Stockholm, même si le pitch de départ peut le laisser penser.
J'y ai surtout vu une très belle rencontre entre deux êtres que tout oppose, une histoire d'amour qui transcende les situations et les époques et se conclut d'une certaine façon en un sens inattendu.
Au risque de me répéter, Kate Winslet crève littéralement l'écran.
J'ai toujours dit que même un rôle où elle passerait l'aspirateur et ferait le repassage serait toujours réussi, elle est tout simplement éblouissante dans le rôle de cette femme fragile qui va connaître un grand bouleversement dans sa vie.
Il y a des actrices qui ne cessent de s'embellir et d’acquérir une finesse de jeu au fil des films, Kate Winslet en fait partie et mûrir dans ses rôles lui va particulièrement bien.
Josh Brolin m'était un peu plus inconnu mais ce il excelle dans ce rôle sombre et inquiétant, le personnage lui va comme un gant et il y a une alchimie entre son personnage et celui d'Adèle dont le spectateur arrive à ressentir la magie et la connexion.
C'est sans aucune honte que j'avoue avoir frissonné par moment, espéré, désespéré pour finalement de nouveau espérer.
J'ai vécu ce film et ces personnages qui m'ont à la fois happée dans leur historie et bercée par la langueur monotone qui se dégage du film, langueur qui est tout sauf ennuyeuse.
Car au-delà de l'histoire et des personnages, il y a une ambiance légèrement surannée qui se dégage du film et qui est tout à fait charmante et envoûtante.
Après le quelque peu déjanté "Juno" et le mitigé "In The Air", Jason Reitman change totalement d'univers cinématographique et prouve, s'il en était encore besoin, qu'il a beau être jeune mais qu'il a du talent à revendre et de belles perspectives cinématographiques devant lui.
"Last Days of Summer" est un film envoûtant servi par de très bons acteurs et une mise en scène irréprochable qui m'a donné furieusement envie de lire le roman de Joyce Maynard dont il est tiré.
A savourer au cours d'une soirée d'été avant que l'automne n'arrive et surtout, laisser la magie des images opérer.
jeudi 4 septembre 2014
Bilan de lectures - Juillet et Août 2014
Après ces mois
L'avantage de la météo cette année, c'est qu'elle était plutôt propice à la lecture, en intérieur malheureusement.
J'ai sans doute un peu moins lu que les années précédentes, mais je sens surtout que l'envie de relire est de plus en plus présente, et c'est une bonne chose.
J'ai aussi donné un bon petit coup de pied dans ma PAL, j'ai été très sage niveau achat (0 + 0 = 0), et très raisonnable pour les emprunts en bibliothèque.
A noter que j'en ai aussi profité pour utiliser la liseuse, petite bébête que j'ai dû déjà échanger au passage pour cause de problème sur la dalle de rétro-éclairage.
J'ai certes pas mal lu mais je suis très en retard dans mes chroniques, encore plus que d'ordinaire car il m'en reste encore une bonne dizaine à écrire (je dis bien écrire et non retranscrire sur le blog), autant dire que les lectures commencent à s'estomper et que le temps me manque pour pouvoir enfin m'y mettre autrement qu'en coup de vent.
Les liens viendront donc au fur et à mesure, j'en profite pour signaler que cela vaut aussi pour mes participations à des challenges.
Comme bien souvent l'été j'en ai profité pour lire des bandes dessinées, j'ai été frustrée car beaucoup de celles que j'ai empruntées sont malheureusement non achevées à ce jour et j'ai aussi profité pour lire du local par rapport à mon lieu de vacances avec une histoire se passant dans le Bordelais et une racontant la naissance de la frégate L'Hermione.
JUILLET
Plan Orsec 2014 pour PAL en danger / Chute de PAL / Challenge Destination PAL
"Quo Vadis" de Henryk Sienkiewicz
"Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar
"Les mains nues" de Simonetta Greggio
Emprunté à la bibliothèque
"Namibia Episode 1" de Rodolphe - Léo - Marchal
"Namibia Episode 2" de Rodolphe - Léo - Marchal
"Namibia Episode 3" de Rodolphe - Léo - Marchal
"Namibia Episode 4" de Rodolphe - Léo - Marchal
"L'arrière-saison" de Philippe Besson
Divers
"Un dimanche à la piscine à Kigali" de Gil Courtemanche
"Un crocodile sur un banc de sable" d'Elizabeth Peters
"Le mystère du sarcophage" d'Elizabeth Peters
AOÛT
Plan Orsec 2014 pour PAL en danger / Chute de PAL / Challenge Destination PAL
"Les années douces" de Hiromi Kawakami
"Le livre de Dina Tome 1 Les limons vides" de Herbjørg Wassmo
"Le livre de Dina Tome 2 Les vivants aussi" de Herbjørg Wassmo
"Chinoises" de Xinran
"Mudwoman" de Joyce Carol Oates
Emprunté à la bibliothèque
"Cassio Tome 4 Le dernier sang" de Stephen Desberg et Henri Reculé
"Cassio Tome 5 Le chemin de Rome" de Stephen Desberg et Henri Reculé
"Cassio Tome 6 L'appel de la souffrance" de Stephen Desberg et Henri Reculé
"Cassio Tome 7 Le réveil d'une déesse" de Stephen Desberg et Henri Reculé
"Hôtel particulier" de Guillaume Sorel
"Un ciel radieux" de Jirô Taniguchi
"Châteaux Bordeaux Tome 1 Le domaine" de Corbeyran et Espé
"Châteaux Bordeaux Tome 2 L’œnologue" de Corbeyran et Espé
"Châteaux Bordeaux Tome 3 L'amateur" de Corbeyran et Espé
"Châteaux Bordeaux Tome 4 Les millésimes" de Corbeyran et Espé
"Les gens honnêtes 1ère partie" de Christian Durieux et Jean-Pierre Gibrat
"Les gens honnêtes 2ème partie" de Christian Durieux et Jean-Pierre Gibrat
"Les gens honnêtes 3ème partie" de Christian Durieux et Jean-Pierre Gibrat
"Black Crow raconte L'Hermione" de Jean-Yves Delitte
Chocolat amer de Laura Esquivel
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion.
À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de rose ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes œuvres de la littérature latino-américaine. (Folio)
Tita pourrait presque être une cousine de la merveilleuse et clairvoyante Clara de "La maison aux esprits" d'Isabel Allende, sauf qu'elle, c'est en cuisine que sa magie s'exprime.
Dès son plus jeune âge, Tita s'est révélée être une cuisinière hors pair, la meilleure de sa génération : "Tita était le dernier maillon d'une chaîne de cuisinières qui s'étaient transmis, depuis l'époque préhispanique et de génération en génération, les secrets de la cuisine. Elle était considérée comme la meilleure représentante de cet art merveilleux, l'art culinaire.".
Tita tombe amoureuse de Pedro, mais comme elle n'est pas l'aînée, son sort est de rester célibataire pour s'occuper de sa mère jusqu'à sa mort, et c'est donc sa sœur qui épouse Pedro.
Mais la cuisine de Tita est magique : lorsqu'elle aime elle met tout son amour dans ses plats et distribue ainsi l'amour autour d'elle, mais lorsqu'elle est triste ou contrariée elle pourrait empoisonner quiconque goûte sa nourriture.
Et qu'à cela ne tienne que son Pedro soit marié, cela ne va pas les empêcher de s'aimer des yeux et par l'esprit, et qu'en plus de Pedro, Tita va s'attacher à son fils et lui vouer à lui aussi un amour sans borne : "Quel que soit son destin, tant qu'elle pourrait garder cet enfant, plus à elle qu'à quiconque, rien ne lui importait. Elle exerçait le rôle de mère sans en avoir le titre officiel. Pedro et Roberto lui appartenaient : elle n'avait besoin de rien d'autre dans la vie.".
Le destin de Tita aurait pu être triste, c'est finalement le portrait d'une jeune femme aimant la vie et apprenant à faire fi de tous les obstacles que brosse Laura Esquivel.
Ce récit est fortement imprégné de la patte littéraire sud américaine, avec un mélange entre le réel et l'imaginaire sur fond de vérité historique.
Que la cuisine de Tita soit ensorcelée de ses émotions cela n'est pas choquant, c'est au contraire l'une des forces de ce livre, et comme chez Isabel Allende, il y a un fond de vérité historique et ce côté surnaturel permet d'en adoucir les atrocités.
Dans ce roman où chaque chapitre commence par une recette de cuisine, l'auteur s'est attachée à raconter les moments phares de la vie de Tita et de son amour plus fort que tout envers Pedro.
Un livre sentimental, à n'en pas douter, mais qui évite le piège de tomber dans la mièvrerie et la facilité.
Ici, point de descriptions à l'eau de rose et de scènes larmoyantes, c'est une Tita bravant les obstacles que le lecteur découvre, une jeune femme se laissant porter par son amour et par son talent en cuisine.
Car il faut bien reconnaître que ce livre met en appétit.
La curiosité me pousse désormais à voir l'adaptation cinématographique qui en a été faite.
Livre lu dans le cadre du Challenge Destination PAL
Livre lu dans le cadre du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger
mardi 2 septembre 2014
Top Ten Tuesday #64
Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.
Les 10 livres que vous ne possédez pas (encore) mais que vous mourrez d'envie de lire
1) "Long week-end" de Joyce Maynard;
2) "Mémoire de Chine" de Xinran;
3) "Antarès - Intégrale" de Léo (je précise que l'intégrale n'existe pas encore);
4) "La mariée de l'Innisfallen" d'Eudora Welty;
5) "L'inconnu du Nord Express" de Patricia Highsmith;
6) "Feu pour feu" de Carole Zalberg;
7) "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa;
8) "Les beaux mariages" d'Edith Wharton;
9) "La montagne magique" de Thomas Mann;
10) "Le livre du bonheur" de Nina Berberova.
Les 10 livres que vous ne possédez pas (encore) mais que vous mourrez d'envie de lire
1) "Long week-end" de Joyce Maynard;
2) "Mémoire de Chine" de Xinran;
3) "Antarès - Intégrale" de Léo (je précise que l'intégrale n'existe pas encore);
4) "La mariée de l'Innisfallen" d'Eudora Welty;
5) "L'inconnu du Nord Express" de Patricia Highsmith;
6) "Feu pour feu" de Carole Zalberg;
7) "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa;
8) "Les beaux mariages" d'Edith Wharton;
9) "La montagne magique" de Thomas Mann;
10) "Le livre du bonheur" de Nina Berberova.
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