dimanche 31 octobre 2010

Les petits mouchoirs de Guillaume Canet


A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges. (Source Allociné)

C'est un excellent film (et oui, je ne peux que recouper la plupart des avis sur ce film), bourré de sentiments et d'émotions, une vraie histoire d'amitié comme cela faisait un certain temps que nous n'en avions pas vu au cinéma, qui pose de vraies questions et décrit la vraie vie.
Car elles y sont toutes les personnes que nous connaissons, le mec qui bassine tout le monde pour déchiffrer les textos d'une fille, la fille qui voyage sans cesse et a des aventures sans arriver à se fixer, l'homme marié qui se pose des questions sur lui et son couple, celui qui foire toujours ses histoires d'amour, celui qui est stressé en permanence y compris pendant les vacances et qui cherche à en mettre plein la vue à tout le monde.
Malgré toutes ces différences, ils sont amis. Tout du moins en apparence, car c'est la première chose que l'on remarque. Ils cherchent à se convaincre eux mêmes mais il leur faudra un drame pour saisir le sens réel de l'amitié, qu'ils avaient sans doute égaré en chemin.
L'histoire est belle, malgré une fin prévisible dès le début.
La séquence d'ouverture est d'ailleurs excellente, et choque le spectateur.
Les relations sociales entre les différents protagonistes sont vraiment bien décortiquées et reflètent la réalité.
Malheureusement dans un certain sens, car il est difficile de blâmer les personnages pour leur comportement, ne ferions-nous pas la même chose ?
Le seul personnage à avoir bien les pieds sur terre et qui remet les pendules à l'heure, c'est l'ostréiculteur. C'est lui qui sera le déclencheur à la fin du film, qui leur permet de prendre conscience de ce qu'est réellement le sens de l'amitié.
C'est un film sur la vie, qui montre des sentiments, qui comporte beaucoup d'émotion. On passe du rire au larme, c'est vraiment bien fait et bien réalisé.
Parmi les scènes excellentes : la chasse aux fouines, le bateau pris dans la vase.
Le scénario est lui aussi bon, et se déroule facilement, cela se ressent que Guillaume Canet l'a écrit en une seule fois, il aurait été difficile d'écrire une telle histoire en plusieurs morceaux.
Les acteurs sont très bien choisis, j'ai par contre trouvé que Marion Cotillard était un peu trop mise en avant, à moins que mon imagination ne m'est jouée des tours. Il n'y a aucune fausse note dans le casting, et on sent une réelle alchimie entre les comédiens et aussi entre leurs personnages.
La bande son est également très soignée, comme d'habitude dans les films de Guillaume Canet.
Je reprocherai au film le battage médiatique qui a été fait autour, c'est franchement dommage et inutile car pour un film d'une telle qualité le bouche à oreille aurait suffi à remplir les salles de cinéma. J'apprécie moyennement les "conditionnements" également, lorsque le film est présenté comme "le film français de l'année", "le meilleur film de Guillaume Canet",ça va, l'année n'est pas finie et ce n'est que son troisième film, attendez un peu avant de crier au génie !
Je vous conseille d'aller voir ce film riche en émotions et en amitié, par contre n'oubliez pas de prendre vos "petits mouchoirs" avec vous !

Les maîtres de l'orge Tome 2 Margrit 1866 de Jean Van Hamme et Vallès


Les empires industriels sont les cathédrales des temps modernes et, comme elles, ils ne peuvent s'ériger que grâce à la passion, l'enthousiasme et l'obsession des hommes. Cette fresque d'une exceptionnelle envergure retrace en huit albums l'épopée d'une famille de brasseurs de bières de père en fils et de mère en fille dans la plus pure tradition des grandes sagas. Après XIII, Thorgal et Largo Winch, Jean Van Hamme, accompagné au dessin par Francis Vallès, construit un récit où vies d'exceptions et coups de théâtre se succèdent pour retracer la destinée des Maîtres de l'orge. (Glénat)

Ce deuxième tome se lit aussi bien et aussi vite que le premier, il en a les qualités et les défauts.
J'ai du mal à voir Margrit en blonde, je la vois plus en rousse, d'ailleurs ça irait mieux avec son caractère je trouve. Par contre le personnage est toujours aussi intéressant, manipulateur, intéressée, c'est sans doute le personnage le plus intéressant de cette saga.
Charles est devenu un homme que l'on peut qualifier d'abject, qui applique un droit de cuissage sur ses ouvrières et dirige la brasserie de sa femme d'une main de fer, se refusant à évoluer vers le socialisme qui commence à pointer dans toutes les industries.
Le contexte social est intéressant et les opinions sont bien représentées, y compris celles des patrons qui ne voulaient rien céder.
Je trouve là aussi que l'histoire passe un peu trop vite, certains passages auraient mérité d'être plus développés à mon avis.
Les dessins sont vraiment beaux avec des couleurs claires, cela rend la lecture des plus agréables.

Les maîtres de l'orge Tome 1 Charles 1854 de Jean Van Hamme et Vallès


Les empires industriels sont les cathédrales des temps modernes et, comme elles, ils ne peuvent s'ériger que grâce à la passion, l'enthousiasme et l'obsession des hommes. Cette fresque d'une exceptionnelle envergure retrace en huit albums l'épopée d'une famille de brasseurs de bières de père en fils et de mère en fille dans la plus pure tradition des grandes sagas. Après XIII, Thorgal et Largo Winch, Jean Van Hamme, accompagné au dessin par Francis Vallès, construit un récit où vies d'exceptions et coups de théâtre se succèdent pour retracer la destinée des Maîtres de l'orge. (Glénat)

C'est avec plaisir que j'ai découvert cette histoire que je connais déjà de par le téléfilm datant d'il y a quelques années sous forme de bande dessinée.
L'histoire est intéressante : l'essor des brasseries en Belgique, et le personnage principal, Charles, est intéressant, d'autant qu'il révélera une personnalité différente de celle à laquelle le lecteur s'attend.
Mais on se doute aussi que ses choix se paieront un jour.
Ce premier tome permet de mettre en place l'histoire et de découvrir le monde de la brasserie que je qualifierai encore d'artisanale.
Les dessins sont beaux, j'ai eu un peu de mal avec les personnages car j'ai toujours en tête les acteurs les interprétant dans le téléfilm, d'ailleurs j'ai noté de grandes différences (Adrienne n'est pas blonde mais brune, Franz fait encore plus chétif et maladif que dans le téléfilm).
J'ai tout de même l'impression que des passages sont sautés, l'histoire se déroule un peu trop vite et on passe d'un passage à l'autre, c'est un peu dommage. J'aurai souhaité voir un peu plus de développement.

mercredi 27 octobre 2010

Le mystère égyptien d'Ellery Queen



Pourquoi a-t-on assassiné, dans des conditions identiques, un modeste instituteur, puis six mois plus tard, un important homme d'affaires? Pourquoi ont-ils été décapités et crucifiés, le premier sur un poteau, le second sur un totem?
Qui signe ces crimes d'un T tracé avec le sang des victimes? Mais ce n'est pas tout: le totem et le poteau ne forment-ils pas un T fantastique? De même, les corps sans tête ne dessinent-ils pas un T lugubre? Le symbole de la fameuse croix tau ou croix égyptienne? Indice ou coïncidence, est-ce là que réside la clef du mystère?
Cette curieuse énigme va entraîner Ellery dans une course poursuite échevelée à travers les Etats-Unis. (J'ai lu)

C'est le premier livre d'Ellery Queen que je lisais, après avoir entendu parler de cet auteur sur le blog de Sylla.
C'est un bon policier, mais je n'ai peut-être pas lu le meilleur, car j'ai trouvé que les 100 premières pages étaient un peu longues à démarrer, d'ailleurs pour moi l'histoire ne commence vraiment qu'à ce moment-là.
Après ça s'enchaîne très bien et très vite jusqu'à la fin, le mystère est bien mené et l'auteur écrit des passages interactifs avec son lecteur, ce qui est un plus.
De plus, j'ai mis beaucoup de temps à cerner le personnage d'Ellery Queen, une petite présentation en début de livre pourrait être la bienvenue pour les non habitués. J'ai mis un certain temps à comprendre que le pince-nez dont il était question était en fait des lunettes ! (je me demandais pourquoi il se promenait avec un pince-nez sur le nez ...)
Cela laisserait sous-entendre que la traduction n'est pas non plus des meilleures.
J'ai été un peu déçue également car certains personnages sont trop laissés de côté, l'auteur, lorsqu'il en parle à la fin, écrit cela en une ligne, voire même n'en parle même plus. C'est dommage, j'aurai aimé connaître le devenir des autres personnages.
J'ai un avis assez partagé sur ce livre, l'enquête policière après un début un peu lent se met bien en place, les personnages principaux sont bien mais l'auteur traite de façon un peu désinvolte des personnages secondaires.
Je lirai toutefois un autre livre d'Ellery Queen.

samedi 23 octobre 2010

Kenya Tome 3 Aberrations de Léo et Rodolphe


Inutile de dire que ce troisième album est très attendu des lecteurs qui ont, d’entrée de jeu, plébiscité cette série d’aventure fantastique. Plus que jamais la tension est à son comble dans la région du Kilimandjaro. Les apparitions de monstres ont attiré l’attention des plus grandes puissances qui ont envoyé sur place des espions.
Que se passe-t-il réellement ? Kathy décide de découvrir la vérité coûte que coûte et repart en pleine savane chez le baron italien farfelu qui semble avoir découvert certaines choses inexplicables dont cet objet à moitié enfoui dans les profondeurs de son “château”. C’est ici aussi que d’épouvantables apparitions de monstres sembleront confirmer ce qui paraissait inconcevable… De plus en plus l'hypothèse d'une autre civilisation, sans doute venue de l’espace, s’avèrera probable. (Dargaud)

Je penche de plus en plus pour l'hypothèse de créatures d'une autre civilisation, mais d'un autre côté je me demande si ce n'est pas dans ce piège que les auteurs ont voulu nous attirer.
En tout cas ce troisième tome tient ses promesses, il y a des créatures étranges, de plus en plus d'ailleurs et qui attirent l'attention d'un grand nombre, il y est aussi question d'objets volants non identifiés et surtout de morts qui reviennent par une nuit d'orage !
Le suspens monte crescendo et ce tome amène de nouvelles questions et ne répond à aucune, mais ce n'est pas frustrant pour le lecteur, ou tout du moins pas encore.
Les graphismes sont toujours aussi agréables à voir, l'histoire est vraiment bien ficelée et j'adhère complètement à l'univers créé par les auteurs.

Accroche-toi Anna d'Isabel Wolff


Après la mort subite de sa mère, Anna comprend que le bonheur est compté. Troquant alors la finance contre les philodendrons et le capital contre les capucines, elle quitte la City pour réaliser son rêve : devenir architecte paysagiste, en hommage à sa mère qui avait la main verte. Mais, à la veille de ces lendemains qui chantent, elle fait la connaissance de Xan. Cette rencontre transforme son univers plus qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer - notamment grâce à l'arrivée d'une petite Milly, neuf mois plus tard. Entre un nouveau métier et une première maternité, Anna lutte pour trouver son équilibre. Mais lorsqu'elle déterre un vieux secret de famille, il semble que le passé et le présent ne soient plus ce qu'ils étaient... (JC Lattès)

C'est le premier livre que je lis d'Isabel Wolff et je n'ai pas été déçue.
C'est classé dans la "chick lit'" (littérature pour fille), je ne suis pas d'accord avec ce classement, pour moi ça ne s'y apparente pas vraiment, ou alors de loin.
J'ai bien aimé le personnage d'Anna, qui vit des moments pas toujours faciles, entre la mort de sa mère, l'absence de son frère et un bébé toute seule car le père a décidé de poursuivre sa carrière à l'étranger.
Le thème de la mère célibataire est assez bien traitée, bien que je trouve qu'elle s'en sorte plutôt bien, je ne suis pas persuadée que dans la réalité il soit aussi facile de toujours trouver quelqu'un pour s'occuper de son enfant.
Anna est une jeune femme réfléchie, qui arrive à trouver un bon compromis avec Xan, elle ne lui interdit à aucun moment de voir sa fille, et puis elle a des doutes, elle essaye de refaire sa vie, c'est une femme de notre époque.
J'ai bien aimé aussi les sentiments qu'il y a dans le livre, la relation d'Anna avec ses parents, avec ses frère et soeur, entre ses parents et jusqu'au secret qu'elle finit par trouver, qui d'ailleurs n'est pas forcément celui auquel on s'attendait.
C'est sans doute cela que je retiendrai le plus.
C'est un livre qui se lit facilement, les personnages finissent par se dévoiler à la fin, j'ai beaucoup aimé cette fin que je trouve très jolie et qui conclut bien cet épisode de la vie d'Anna.

vendredi 22 octobre 2010

Mademoiselle Drot de Christian Faure



n 1938, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Bénédicte Drot de Fézinzac, jeune femme issue de la petite noblesse versaillaise, vient d’accoucher d’une petite fille, hors les liens du mariage… L’enfant est placée dans un orphelinat religieux, et Bénédicte, chassée de la maison familiale, est obligée de se placer comme domestique. Elle trouve un emploi de gouvernante chez Antoinette et Ernest Treives, un jeune couple de la haute société parisienne, vivant sur un grand pied, à la Plaine Monceau. Tout dans leur mode de vie heurte l’austère Bénédicte. De plus, ils sont juifs, ce qui horrifie la jeune catholique, pétrie de préjugés antisémites. Mais la nécessité, le sens du devoir et du travail bien fait, puis, progressivement, l’attachement qu’elle éprouve malgré elle pour sa jeune maîtresse, aident Bénédicte à surmonter son aversion première. Quand Antoinette donne naissance à un petit garçon en plein exode, Bénédicte se dévoue entièrement à l’enfant et à sa mère, sans toutefois jamais révéler à Antoinette le secret de ses origines, ni qu’elle est elle-même mère d’une petite fille.
Quand Antoinette, au mépris de sa sécurité, quitte la zone libre pour retrouver son mari à Paris, Bénédicte la suit, laissant derrière elle un homme qui l’aime... Elle assistera impuissante à l’arrestation d’Antoinette par la milice. Elle ne reviendra jamais. Alors, Bénédicte, par fidélité envers cette jeune femme à qui pourtant tout l’opposait, décidera de consacrer sa vie à l’enfant et à la maison qu’Antoinette laisse derrière elle. (Source Allociné)

Ce téléfilm français a été diffusé fin septembre 2010 et il m'a laissé une très bonne impression.
L'histoire est bien, le contexte historique est intéressant, mais sa grande force sont ses personnages, à commencer par l'austère Mademoiselle Drot.
Elle nous touche par son histoire que l'on devine difficile, par sa difficulté insurmontable d'aimer son enfant, par ses doutes lorsqu'elle est engagée par une famille juive, ce qui va à l'encontre de ses opinions et pour qui, au final, elle risquera sa vie maintes fois et qu'elle aimera de façon inconditionnelle.
Car il est beaucoup question d'amour dans ce téléfilm, et au final, comme le dit le personnage, elle va aimer un enfant qui n'est pas le tien alors qu'elle n'arrivera jamais à aimer le sien, elle sera la seconde femme d'un homme avec qui elle n'aura jamais de relation.
Sa vie est un paradoxe, c'était une très belle histoire bien filmée et racontée, un beau moment de télévision.
Les 2 actrices principales sont très bonnes, j'espère qu'il sera rediffusé prochainement, je le regarderai de nouveau avec plaisir.

lundi 18 octobre 2010

A venir en 2010 2ème partie

Miroir, mon beau miroir, quels sont les films à venir que j'irai bien voir ?

Potiche de François Ozon


Pourquoi ? Parce que j'adore ce réalisateur et que les extraits ont l'air décapants, en plus le rôle semble changer pour Catherine Deneuve, ça ne fera pas de mal dans la voir dans un registre non habituel !

Harry Potter et les reliques de la mort de David Yates


Pourquoi ? Parce que je me dis qu'il faudrait en voir au moins un au cinéma et qu'en 2 parties, l'histoire a sans doute été moins raccourcie que pour les précédents.

Les petits mouchoirs de Guillaume Canet


Pourquoi ? Parce que j'aime beaucoup ses réalisations que cette histoire d'amis à l'air bien, et que c'est sans doute un film rafraîchissant avec des sentiments qui marquera la fin de l'année.

L'homme qui voulait vivre sa vie d'Eric Lartigau


Pourquoi ? Parce que c'est une adaptation de Douglas Kennedy et que je suis curieuse de voir ce que ça donne.

Et je m'arrête là pour ce soir !