jeudi 21 novembre 2013

Le Prix des Lectrices - Club des Lectrices : Et le(a) gagnant(e) est ...


Il y a un an, le Club des Lectrices a créé son Prix des Lectrices récompensant l’un des livres coup de cœur 2012 des membres de ce Club.

La sélection était :
- Lili Galipette : "La folie du roi Marc" de Clara Dupont-Monod
- George : "Lira bien qui lira le dernier" de Hubert Nyssen
- Accalia : "Suite française" d’Irène Némirovsky
- Delphine : "Le boulevard périphérique" de Henry Bauchau
- Marjolaine : "Du domaine des murmures" de Carole Martinez
- Violette : "Certaines n’avaient jamais vu la mer" de Julie Otsuka
- Miss Bouquinaix : "Entre ciel et terre" de Jon Kalman Stefansson
- Sophie : "Tess d’Urberville" de Thomas Hardy 
- Moi : "A défaut d’Amérique" de Carole Zalberg 

En octobre le Club a retenu les 3 finalistes :

- "Suite française" d’Irène Némirovsky


- "Entre ciel et terre" de Jon Kalman Stefansson


- "Le boulevard périphérique" de Henry Bauchau


Ce dimanche, le Prix a été décerné, avec 5 votes, à …

"Suite française" d’Irène Némirovsky



Le Prix des Lectrices 2013/2014 a été lancé et, sans pouvoir encore la dévoiler, la sélection est alléchante ! 

mardi 19 novembre 2013

Top Ten Tuesday #23


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.

Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

La première phrase des 10 derniers livres que vous avez lus

TTT fait à partir des livres lus en ma possession, sans tenir compte des livres empruntés en bibliothèque et rendus avant l’annonce du thème, et pas forcément à jour au moment de la publication car le billet est préparé à l'avance.

1) "Fleur de tonnerre" de Jean Teulé - "Ah mais ne cueille pas ça, Hélène, c'est une fleur de tonnerre.";
2) "Jeanne" de Jacqueline de Romilly - " "Jeanne au bracelet d'argent" : c'est ainsi qu'on l'appelait à cette époque quand elle avait seize ou dix-sept ans."; 
3) "A tombeau ouvert - Cinq histoires du corps des Marines" de William Styron - "Au milieu des tourbillons malodorants et des courants dangereux qui se forment au confluent de l'Upper East River et du détroit de Long Island se trouve une petite île basse.";
4) "Esprit d'hiver" de Laura Kasischke - "Ce matin-là, elle se réveilla et aussitôt elle sut : Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux."
5) "Le chant du monde" de Jean Giono - "La nuit. Le fleuve roulait à coup d'épaules à travers la forêt, Antonio s'avança jusqu'à la pointe de l'île."
6) "Pietra Viva" de Léonor de Recondo - "La lumière entre par les fenêtres en ogives.";
7) "Raison et sentiments" de Jane Austen - "La famille Dashwood était établie depuis longtemps dans le Sussex.";
8) "L'énigme des Blancs-Manteaux" de Jean-François Parot - "Dans la nuit du 2 février 1761, un équipage avançait péniblement sur la voie qui conduit de la Courtille à la Villette.";
9) "Amours en marge" de Yoko Ogawa - "J'ai fait la connaissance de Y dans une petite salle d'une vieil hôtel situé dans une rue derrière la clinique F.";
10) "La dernière conquête du major Pettigrew" de Helen Simonson - "Encore bouleversé par le coup de téléphone qu'il venait de recevoir de l'épouse de son frère, le major Pettigrew ouvrit sa porte, sans réfléchir.".

dimanche 17 novembre 2013

Petite descente en librairie ce dimanche


Ce dimanche, après le Club des Lectrices, j'ai fait une petite descente en librairie (et oui, il y a des bouquinistes ouverts le dimanche), accompagnée de George et Miss Bouquinaix (deux très bonnes vendeuses tentatrices).

J'ai été la moins sérieuse des trois (il faut dire que l'argument "Celui-là si tu ne le lis pas on ne te parle plus" est relativement efficace, l'ayant moi-même testé sur d'autres personnes), je suis repartie avec 13 livres, tous d'occasion.

Dans mon mes sacs, il y avait :
- "Saga" de Tonino Benacquista
- "Avis de tempête" de Susan Fletcher
- "Une odeur de gingembre" d'Oswald Wynd
- "Conflits de famille" d'Alison Lurie
- "Comme une vague" de Dorothy Parker
- "L'accompagnatrice" de Nina Berberova
- "Testament à l'anglaise" de Jonathan Coe
- "Bienvenue au club" de Jonathan Coe
- "Le livre de Dina" Tomes 1 à 3 de Herbjørg Wassmo
- "La Storia" Tomes 1 et 2 d'Elsa Morante

Plusieurs personnes m'ayant dit beaucoup de bien de Jonathan Coe j'ai pris deux livres de lui pour approfondir ma découverte de cet auteur, il en va de même pour "Le livre de Dina" et "Une odeur de gingembre".
Plusieurs livres ont aussi été pris pour s'inscrire dans des challenges : Romancières américaines, Il Viaggio.

N'ayant pas fait baisser ma PAL récemment je ne culpabilise pas de l'avoir garnie de nouveaux venus, et j'ai réussi à faire un peu de place sur ma bibliothèque pour caser tous les livres, tout est bien qui finit bien !

L'arbre de Julie Bertuccelli



En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre... (AlloCiné)

De l'Australie, ce film permet de voir les grands étendues à perte de vue, le film s'ouvre d'ailleurs sur cette très belle séquence d'un camion portant une maison et roulant sur une route perdue au milieu de paysages semi-désertiques; ainsi que cet arbre gigantesque aux racines galopantes qui veille jalousement sur la maison de Dawn et Peter.
C'est pourquoi il est tout naturel que lorsque Peter meurt brusquement, sa fille Simone et par la suite sa femme Dawn ainsi que les autres enfants finissent par croire que Peter s'est réincarné dans cet arbre et que mal agir, dans le cas de Dawn aimer à nouveau un autre homme, ou mal penser, vouloir couper cet arbre, c'est faire du mal à la réincarnation de Peter qui manifeste alors son mécontentement.
Simone est sans nul doute l'enfant du couple la plus attachante, celle qui croit en son père et à sa réincarnation et qui amènera progressivement sa mère à partager cette pensée, celle qui reste naturelle et sauvage, qui communique avec l'arbre, réussissant ainsi à surmonter son deuil à un si jeune âge.



Dans cette histoire, il est beaucoup question de deuil, de la façon dont chacun appréhende ce passage.
Dawn se laissera complètement abattre et ne sera plus capable de faire quoi que ce soit hormis passer sa journée au lit à pleurer, ne s'occupant même plus de ses enfants ou des aspects matériels de la vie quotidienne comme faire les courses.
Ce sont ses enfants qui prennent le relais, qui deviennent à la fois le père et la mère de famille et le parent de leur propre mère, situation on ne peut plus troublante et hors du commun.
Et puis, Dawn finit par s'éveiller de nouveau à la vie, elle prend un travail, rencontre un homme : George, peut-être un nouvel amour, mais l'arbre est là, toujours implacable à se rappeler à son souvenir, que ce soit en envoyant dans la maison des grenouilles dans la cuvette des toilettes ou une chauve-souris dans la cuisine en pleine nuit.
L'arbre devient envahissant, ses racines ne cessent de croître et de rendre de plus en plus périlleuse la vie dans cette maison.
Il ne reste plus à Dawn que de devoir le faire abattre, mais là encore, la raison l'emporte-t'elle sur ses sentiments ?



Métaphoriquement, ce film est relativement beau et l'idée de traiter la période de deuil par le prisme d'un arbre est originale, tout comme la tempête à la fin du film qui dévaste tout et offre la possibilité de commencer une nouvelle vie ailleurs.
Charlotte Gainsbourg est très juste dans ce rôle de femme éplorée par la disparition de son mari et de mère soucieuse du bien-être de ses enfants une fois qu'elle se sera ressaisie.
Ce rôle lui va bien et elle le porte très bien, avec un jeu en retenu mais permettant de saisir les sentiments qui se battent à l'intérieur de son esprit et de son corps.
La révélation du film est Morgana Davies, une toute jeune fille qui incarne très bien Simone, l'enfant rebelle et sauvage qui cherche à être heureuse malgré la douloureuse perte qu'elle a connue et qui se bat bec et ongles pour sauver l'arbre auquel elle tient dans et dans lequel elle entend la voix de son père.
Quant à la musique de ce film, je n'ai retenu que les chansons d'ouverture et de fermeture, je ne suis même pas sûre qu'une bande originale ait été créée.
Il faut dire que c'est un film psychologique qui n'a pas besoin de musique pour accompagner les images.


"L'arbre" de Julie Bertuccelli est un beau film traitant du deuil et de la vie qui reprend ses droits dans une Australie sauvage où la nature est toute puissante et le fait savoir.
A voir pour la justesse de jeu des acteurs et les très belles métaphores qu'il contient.

vendredi 15 novembre 2013

Le chant du monde de Jean Giono


Le matin fleurissait comme un sureau. Antonio était frais et plus grand que nature, une nouvelle jeunesse le gonflait de feuillages. -Voilà qu'il a passé l'époque de verdure, se dit-il. Il entendait dans sa main la truite en train de mourir ; Sans bien savoir au juste, il sa voyait dans son île, debout,, dressant les bras, les poings illuminés de joies arrachées au monde, claquantes et dorées comme des truites prisonnières. Clara, assise à ses pieds, lui serrait les jambes dans ses bras tendres. (Folio)

Ma seule et unique lecture à ce jour de Jean Giono était "Le hussard sur le toit" il y a plusieurs années de cela.
La beauté du texte m'avait tellement émue que je n'avais pas pu ouvrir depuis lors un autre livre de cet auteur.
Ce sont des choses qui arrivent, parfois.
Et puis, je suis tombée sur ce résumé et poussée par la curiosité j'ai eu envie de lire un autre roman de Jean Giono.

J'avais oublié à quel point la lecture de cet auteur peut être viscérale.
Dans "Le chant du monde", je n'ai pas été que transportée par l'histoire mais j'ai vécu avec les personnages, je les ai suivis en pays Rebeillard et j'ai vécu leur épopée.
Antonio est l'homme du fleuve, celui qu'on appelle "Bouche d'or", qui charme par sa voix et vole des nuits aux jeunes femmes; tandis que son ami Matelot est un homme des bois qui vient le trouver, inquiet parce que son fils, le Besson, l'homme aux cheveux rouges, est parti chercher du bois en pays Rebeillard et n'est toujours pas revenu.
C'est le seul fils qu'il leur reste, à Matelot et sa femme Junie.
Antonio n'hésite pas un instant à accompagner son vieil ami en pays Rebeillard, et durant leur périple, leur route croisera celle de Clara, une jeune accouchée aveugle qui touchera au plus haut point Antonio, transformant cet homme en un amoureux qui ne se sait pas, prêt à tout pour la femme qu'il a choisi : "Il aurait voulu être désigné seul par la vie pour conduire Clara à travers tout ce qui a une forme et une couleur.".
Quant à Matelot, il lui faudra apprendre à comprendre ce fils qu'il a pourtant engendré et dont il ne sait ce qu'il est devenu et ce qu'il a bien pu faire en pays Rebeillard : "On ne fait pas des enfants rien qu'avec du lait caillé, vieux père. Et on ne les fait pas comme on veut. On les fait comme on est et ce qu'on est on ne sait pas. On a tant de choses dans son sang.".

"Le chant du monde" est un roman vivant, véritable hymne à la Nature, un personnage à part entière : "Ça sentait la mousse et la bête.Ça sentait aussi la boue; cette odeur âpre, un peu effrayante qui est l'odeur des silex mâchés par l'eau. De temps en temps il y avait aussi une odeur de montagne qui venait par le vent devant. Antonio releva sa manche de chemise et il renifla tout le long de son bras. Il avait besoin de cette odeur de peau d'homme.".
C'est au rythme de trois saisons que les personnages vont évoluer : tout d'abord l'automne, période à laquelle ils entament leur périple vers le pays Rebeillard, l'hiver qu'ils y passent et enfin le printemps qui éclot et les ramène à leur point de départ.
Les personnages ne sont pas les seuls à évoluer durant ces trois saisons, la Nature elle aussi s'adapte, jusqu'à devenir hostile sous la neige pour renaître au dégel et redevenir une alliée, mais toujours omniprésente, à la fois dans l'esprit des personnages : Antonio n'attend que de pouvoir se baigner nu dans sa rivière comme il le fait d'ordinaire, et dans le récit de l'auteur.
Quant au chant du monde qui donne son titre au roman, il est lui aussi extrêmement présent dans toutes les descriptions : "Les bois se décharnaient. De grands chênes vernis d'eau émergeaient de l'averse avec leurs énormes mains noires crispées dans la pluie. Le souffle feutré des forêts de mélèzes, le chant grave des sapinières dont le moindre vent émouvait les sombres corridors, le hoquet des sources nouvelles qui crevaient au milieu des pâtures, les ruisseaux qui léchaient les herbes à gros lapements de langue, le grincement des arbres malades déjà nus et qui se fendaient lentement, le sourd bourdon du fleuve qui s'engraissait en bas dans la vallée, tout parlait de désert et de solitude.".
Le style de Jean Giono est magnifique mais pas forcément saisissable d'entrée de lecture, il faut tout simplement apprendre à se détacher d'une écriture moderne pour se laisser porter par la magie de la plume de Jean Giono, dévidant les mots dans une langue ancienne qui n'existe plus mais qu'il fait renaître et qui n'apparaît à aucun moment démodée.
Quant à l'histoire, elle est très touchante sur le plan humain, il n'y a presque que Jean Giono qui sache écrire de si beaux coups de foudre, celui de Clara et d'Antonio n'étant pas sans rappeler celui de Pauline avec Angelo dans "Le hussard sur le toit", et très viscérale dans sa façon d'être.
C'est le midi, le pays où il faut laver l'honneur souillé et où la vengeance est de mise, c'est violent mais à la fois très fraternel et l'amour est au centre de l'histoire, toujours.

A la lecture de ce livre, je me suis souvent dit : "C'est beau comme du Giono.".
Normal, puisque c'est de Jean Giono.
"Le chant du monde" est une oeuvre forte qui transporte le lecteur dans une histoire qui prend au cœur et aux tripes, un récit vivant véritable hymne à la nature, à découvrir ou à re-découvrir de toute urgence.

Livre lu dans le cadre du Club des Lectrices

Instantané de transport #2


Parce que la curiosité littéraire n'est jamais un vilain défaut ...

Parmi mes voisines de métro, l'une lit "Sauvez votre corps" (de Catherine Kousmine) tandis que l'autre cherche à percer "L'ultime secret du Christ" (de José Rodriguez dos Santos).

Pour ma part, j'ai presque achevé de percer à jour ce qui perturbe tant l'héroïne du roman que je lis (celle qui s'est réveillée le matin de Noël en se disant que quelque chose clochait dans sa maison), et le bouquet final risque d'être explosif !

Je lis (toujours) "Esprit d'hiver" de Laura Kasischke, et après, je pars sur les traces de Michelangelo avec "Pietra Viva" de Léonor de Recondo. 

jeudi 14 novembre 2013

Instantané de transport #1


RER A, 7h40 du matin.

Une fille, un garçon, en couple ou simplement ami, la discussion ne le dit pas.

La fille : Non mais elle est grave la fille ! V'là tout ce qu'elle raconte sur moi dans mon dos ! Et ensuite elle me parle, alors qu'elle sait que je sais ce qu'elle a dit. Nan mais elle raconte n'importe quoi ! Comme quoi je suis anorexique ! Non mais où elle va chercher ça ? Moi ? Anorexique ? Je pèse 50 kilos ! 
Le garçon : Hum-hum
La fille : Elle m'a trop prise pour une conne, ça m'a grave soûlée ! Je la défends devant tout le monde et le lendemain elle me plante un couteau dans le dos ! Non mais c'est comme si je te parlais un jour pour t'enfoncer le lendemain ! Et après elle va dire que je chiale pour rien ! Et attends, l'autre jour elle vient me voir toute contente : "Regarde j'ai mis du fond de teint !", bah ouais mais c'est juste du fond de teint, c'est pas un exploit. La prochaine fois comment je lui réponds que je m'en fiche de son fond de teint vu que de toute façon je suis qu'une chialeuse.
Le garçon - petit rire : Oui, et elle n'a qu'à se tartiner le pot, ça ne changera rien.
La fille : Ah ouais, non mais on a le même âge mais comment ça m'énerve son attitude et bla bla bla ...

Ok, ta vie elle est trop dure, la fille c'est grave pas bien sa façon d'agir.
Non, vraiment, je comprends que ça puisse foutre les boules.
Mais tu n'es pas au bout de tes surprises, des couteaux dans le dos c'est à la pelletée que tu vas en recevoir quand tu travailleras (ça devrait être précisé dans le contrat de travail qu'on sera également une cible mouvante pour lanceur/se de couteaux aux dents raclant le parquet et abîmant la moquette), dis-toi que ce n'est que le début.
Et au passage, le crier dans le RER ne va pas arranger la chose.
Et, toujours au passage, je ne sais si c'était ton copain ou un ami mais il avait du mérite le garçon de t'écouter religieusement, d’acquiescer à tous tes propos, c'est rare d'avoir quelqu'un à qui parler, mais c'est aussi très bien quand ça reste dans l'intimité et que ça n'est pas partagé avec toute une rame, même partiellement vide.

Mais le vrai fond du problème, c'est que tu te prends le chou pour une fille qui n'en vaut pas la peine, alors que l'héroïne de mon livre, elle vit un vrai drame, elle.
Elle se réveille le matin de Noël et elle a la sensation que quelque chose a changé, que quelque chose est là mais elle n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
Pire que cela encore : "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.", et la Russie, c'était il y a 13 ans.
C'est pourquoi je souhaiterais pouvoir partager des questions métaphysiques uniquement avec l'héroïne du roman que je lis et non avec une illustre inconnue du RER dont je ne recroiserai certainement jamais le chemin.
Parce qu'entre une histoire de copines (qui n'en sont pas) et ce doute qui s'insinue dans son esprit, et à cette heure-là du matin, je ne peux pas me concentrer sur tout.
Quitte à choisir, je choisis l'héroïne du roman qui sent que quelque chose cloche sans savoir quoi, sans doute aussi parce que je ne me suis jamais réveillée un matin de Noël angoissée par la pensée que quelque chose m'a suivi depuis la Russie jusqu'à chez moi.
Et comme je ne connaîtrais sans doute jamais cette sensation, j'aimerais bien savoir ce qui a pu la provoquer chez l'héroïne.

Je lis "Esprit d'hiver" de Laura Kasischke.

mardi 12 novembre 2013

Top Ten Tuesday #22


Le Top Ten Tuesday (TTT) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.

Ce rendez-vous a été créé initialement par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Les 10 couvertures de livres que j’aurais aimées différentes

1) "Mildred Pierce" de James M. Caine


2) "Rêves oubliés" de Léonor de Récondo


3) "Des milliards de tapis de cheveux" d'Andreas Eschbach


4) "Dans la ville des veuves intrépides" de James Canon


5) "La nuit éternelle" de Guillermo del Toro et Chuck Hogan


6) "Barbe bleue" d'Amélie Nothomb


7) "Légendes d'automne" de Jim Harrison


8) "Hate List" de Jennifer Brown


9) "Etoiles" de Simonetta Greggio


10) "Le roamn du mariage" de Jeffrey Eugenides