dimanche 12 janvier 2014

Walking Dead Tome 5 Monstrueux de Robert Kirkman et Charlie Adlard


Cela fait bientôt un an que Rick et les siens vivent à l’abri d’une humanité transformée en zombies, derrière les grilles d’un pénitencier abandonné. Un matin, un hélicoptère survole les environs et se crashe à quelques kilomètres. Rick, Michonne et Glenn s’arment et partent secourir les survivants. Sur place, ils découvrent une multitude de traces de pas qui leur indiquent la présence d’une autre communauté humaine à proximité… (Delcourt)

Le quatrième tome laissait présager un virage dans l'histoire, ce cinquième le confirme.
Tout commençait bien : le soleil, la nature, les petits oiseaux qui gazouillent, une prison accueillante, des zombies qui errent dehors, un générateur électrique à remettre en état de marche.
Mais ce semblant de paradis est troublé par un hélicoptère dans le ciel qui s'écrase, attirant la curiosité de quelques survivants de la prison dont Rick, Michonne et Glenn qui décident d'aller secourir les éventuels survivants du crash.
De fil en aiguille, nos protagonistes finissent par arriver à Woodbury, ville qui, pour toute personne un tantinet initiée à cette série, ne signifie qu'une seule chose, ou plutôt personne en l’occurrence : le Gouverneur.
Vous pensiez avoir vu le pire avec cette série ?
Raté !
C'était sans compter sur la personnalité cruelle et machiavélique du Gouverneur de Woodbury, petite communauté de survivants, qui non seulement la dirige de main de maître mais en plus offre du spectacle aux habitants : "Vous savez, il n'y a plus la télé. Niveau distraction, on n'a pas trop de quoi se taper le cul par terre. Et les gens s'énervent si on ne les distrait pas.".
Donc il organise des combats dans une arène avec des morts-vivants : "Ce que j'en retire, c'est qu'il faut occuper les gens ou ils se retourneront contre vous. Lire et baiser, ça va cinq minutes. Au bout d'un moment, il faut trouver autre chose.".
C'est tout à fait charmant dans le sens morbide du thème et cette série franchit avec ce personnage un nouveau cap dans l'horreur.
Finalement, le danger ne vient plus réellement des zombies mais des personnes entres elles, c'est ce qui ressortait des précédents tomes mais qui est particulièrement mis en valeur dans celui-ci.
Le Gouverneur est loin d'être un bon samaritain, il est horrible et cruel et il l'affiche, mais que dire de la santé mentale des autres personnes ?
Le groupe de Rick s’entredéchire régulièrement, Carol est en train de littéralement partir dans un délire à force de chercher l'amour : "On pourrait se marier. Je veux dire pas juste toi ... mais toi et Rick, avec moi. Ecoute ... c'est pas aussi dingue que ça en a l'air. J'ai réfléchi à ce que Rick a dit, que les choses ne seront plus jamais pareilles, qu'il faut qu'on s'invente une nouvelle vie. Pour moi, ça coule de source. Je vous aime tous les deux. On pourrait élever Carl, Sophia et le nouveau bébé tous ensemble. Je sais que ça a l'air bizarre, là, mais on n'est plus obligés de suivre les ancienne règles. On peut en créer de nouvelles. On serait heureux ensemble.", à Woodbury si certains font confiance et écoutent le Gouverneur d'autres mettent en doute ses pratiques mais de façon quasi silencieuse : "Il garde les gens en sécurité. Ça suffit pour la plupart. Tant qu'il y a un mur entre eux et les zombies, ils se foutent de savoir avec qui ils partagent leur côté de mur.".
Et si tout simplement les gens ne cherchaient qu'un peu de sécurité, un petit quelque chose qui leur rappellerait leur vie d'avant, et qu'importe ce qu'implique cette sécurité ?
De toute façon pour tous ces personnages, point de salut, l'avenir est noir, qu'il soit avec le Gouverneur ou de nouveau sur les routes à la recherche d'un abri sûr.
Ici, ce ne sont plus les zombies qui font peur mais le Gouverneur, les auteurs lui ayant réservé des planches entières pour qu'il y exprime toute sa perversité et sa cruauté.
Finalement, ce n'est pas plus mal que cette série soit en noir et blanc, ces deux teintes se suffisent à elles-mêmes pour décrire toute l'horreur de la situation.

Qui sont les plus à plaindre : les survivants ou les zombies ?
Sans doute les deux, d'autant plus que ce cinquième tome porte particulièrement bien son nom : "Monstrueux".
Oui, l'avenir est bien noir pour les survivants et particulièrement le groupe de Rick, mais la série "Walking Dead" a également de beaux jours devant elle tant cette série est bien faite, intéressante, et finalement prend au jeu le lecteur.

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