jeudi 3 mai 2012

Le cordonnier de la rue triste de Robert Sabatier


“J’ai désiré écrire un roman simple, économe de mots, se référant en priorité aux sentiments et aux personnes. Une rue étroite dans Paris aux moments sombres de son histoire. Là, une petite boutique : celle de Marc le cordonnier. Il est jeune, beau, libre. Son plaisir : courir dans la ville. Survient un accident qui bouleverse sa vie entière. Une religieuse en est témoin. Elle l’assiste, le soigne, l’accompagne dans sa convalescence, puis s’éloigne. Reste l’ami de Marc, Paulo, le bizarre énergumène, moqué de tous, chiffonnier mais surtout donneur de coups de main, toujours prêt à rendre service. Et d’autres : Mme Gustave qui tient un bistrot, Lucien l’imprimeur, M. marchand au service de la police, Rosa la fille des rues… Enfin, la petite fille. Elle représente la fragilité, la douceur, la grâce, un peu de la beauté du monde. Je ne raconte pas plus. Marc le cordonnier va tenter de reconstruire sa vie, partagé entre la fierté de l’artisan, le désir du savoir, le goût de la musique. Au lecteur, à la lectrice de découvrir. Peut-être se retrouveront-ils dans ces pages. Après onze chapitres, le douzième va basculer dans notre temps, un aujourd’hui qui métamorphose la rue, transforme les êtres. Si vous qui me lisez ressentez le bonheur et la mélancolie, l’émotion et l’amour qui m’ont envahi, nous sommes les mêmes.” Robert Sabatier (Albin Michel)


Robert Sabatier, à propos de son roman "Le cordonnier de la rue triste" dit : "J'ai désiré écrire un roman simple, économe de mots, se référant en priorité aux sentiments et aux personnes."

S'il désirait écrire un "roman simple, économe de mots", c'est réussi, mais pas dans le sens que j'attendais ni dans le bon sens d'une manière plus générale.
Ce roman est excessivement simple, trop même, à tel point que je n'ai jamais réussi à entrer dans l'histoire et que celle-ci n'a jamais réussi à éveiller mon intérêt, malgré son ancrage dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale.
Quant à l'économie des mots, c'est effectivement le cas, mais dans le sens où les mots ont une absence totale de sentiment, de pensée, de vie.
A aucun moment je n'ai ressenti quoi que ce soit à la lecture de ces lignes, c'est bien la première fois que cela m'arrive en lisant un roman de Robert Sabatier.

J'ai ressenti une forme d'ennui tout au long de la lecture, due sans doute en grande partie au manque total d'empathie envers les personnages.
Ni Marc ni son ami n'ont réussi à venir jusqu'à moi, je suis restée étrangère à l'histoire, d'autant que je n'ai pas apprécié les interruptions de l'auteur où il intervient en interpellant le lecteur, lui disant qu'il a compris ce qui n'était pas dit, ou alors précisant qu'il ne parlera pas de telle chose car déjà abordée dans un autre livre.
Plutôt que de me rapprocher du livre cela m'a au contraire éloignée et j'aurai préféré que l'auteur n'intervienne pas pour me laisser seule avec son histoire.

A en croire la dernière phrase de Robert Sabatier je ne suis pas la même que lui puisqu'aucun des sentiments énumérés ne m'a atteint.
Bien désolée de le dire et de l'admettre, mais "Le cordonnier de la rue triste" m'est resté hermétique et je n'ai pas ressenti grande émotion à la lecture de ce récit, à part de l'ennui et l'envie d'en terminer pour passer à autre chose.


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge ABC critiques 2011/2012 - Lettre S



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