mercredi 11 septembre 2013

La nuit qui ne finit pas d'Agatha Christie


Quand Michael Rogers découvre le « Champ du gitan », c’est comme si son rêve se réalisait. Le paysage est sublime, la vue sur l’océan imprenable et il n’a plus qu’une idée en tête : l’acquérir, y construire une maison et s’y établir avec la femme de sa vie… qu’il doit encore rencontrer ! Pourtant, au village la rumeur est tenace : les gitans auraient maudit l’endroit, des choses étranges s’y seraient produites… Michael n’est pas superstitieux mais ne ferait-il pas mieux pour une fois d’écouter la sagesse populaire ? (Le Masque)

Michaël est pauvre, il vient d’avoir un coup de foudre pour une propriété maudite en Angleterre baptisée le "Champ du Gitan" et d’y rencontrer Ellie, une jeune américaine très riche.
Evidemment, comme dans tout conte de fées, ils se marièrent et vécurent très heureux … enfin, tout est relatif dans la durée.
Michaël ne supporte pas la famille d’Ellie composée d’une belle-mère et d’oncles qui son en réalité des notaires et encore moins la très belle Greta qu’il soupçonne de trop influencer Ellie.
Quant à sa splendide demeure, une vieille bohémienne le menace lui et sa femme du pire en ce qui concerne la maison et le terrain : "Parce que si vous approchez du "Champ du Gitan", vous y rencontrerez le chagrin et peut-être même la mort. Je vois qu’un malheur vous menace. Croyez-moi, oubliez vite cet endroit.", et Michaël a tendance à croire à toutes ces superstitions : "Je crois à bien des bizarreries. Je suis très averti sur le mal. N’avez-vous jamais remarqué que j’étais moi-même un peu possédé par le mal ? Cela me donne le pouvoir de le reconnaître lorsqu’il se trouve près de moi, même si je ne devine pas exactement où il loge … Je veux que cette maison que j’ai construite soit purgée du mal. C’est important pour moi !".
"On ne prend conscience des moments importants dans la vie que lorsqu’il est trop tard.", et bien évidemment, ce qui devait arriver arrivât.

Ici, point d’Hercule Poirot ou de Miss Marple, l’histoire est racontée par un narrateur, Michaël, et donc point de déductions ou de théories tirées par les cheveux.
Au lecteur de se faire sa propre opinion et s’il est malin, de découvrir la vérité.
Pour un lecteur attentif et ayant surtout lu une autre œuvre bien précise d’Agatha Christie, la puce pourra être mise rapidement à son oreille quant au dénouement de l’intrigue, ce qui fit mon cas.
Il reste que comme d’ordinaire, c’est admirablement ficelé et qu’il faut bien faire attention à chaque phrase prononcée par les personnages, même le plus insignifiant.
Ce roman policier plutôt méconnu d’Agatha Christie fait partie des œuvres qui sont à part, tout d’abord car il ne met pas en avant un(e) détective récurrent(e), et également par rapport à l’astuce finale.

"La nuit qui ne finit pas" mérite d’être lu avec attention et plus connu qu’il ne l’est, permettant de faire une pause avec les détectives récurrents d’Agatha Christie dont le style est toujours aussi percutant et follement anglais. 

Livre lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie

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